
Flo
Je suis enseignante en sc humaines, j’enseigne depuis 23 ans dans le secondaire.
En parallĂšle j’ai entamĂ© une formation en shiatsu en 2018, j’ai travaillĂ© Ă domicile pendant 4 ans, et j’ai optĂ© pour un pied Ă terre en juillet 2022.
Je suis diplÎmé et certifiée shiatsu Iokaï depuis décembre 2023 ce qui représente plus de 1000 heures de formation mais si je compte ma pratique au quotidien je dépasse les 4000 heures de shiatsu.

Je continue de me former, en shiatsu d’abord, mais je suis curieuses d’autres formes de pratiques dans des domaines similaires et donc je pars souvent en formation…

Extrait de mon poste sur les réseaux
J’ai validĂ© ma certification dans le cursus Shiatsu Iokai.
FloShiatsu
Ce certificat ce n’est pas juste un morceau de papier,
C’est 5 ans d’Ă©tude,
C’est plus de 1000 heures de formation, en France, en Belgique, au Luxembourg…
Ce sont des milliers de rencontres, avec les praticiens, les enseignants, les élÚves, mais aussi les receveurs.
C’est 1 an et demi de travail au cabinet Ă suivre l’Ă©volution des toutes ces personnes qui viennent me confier une part de leurs soucis et douleurs et pour lesquels j’essaie d’allĂ©ger le cĆur, le corps et l’esprit.
C’est plus de 3 ans de shiatsu Ă domicile avec des milliers de km au compteur de ma voiture pour venir Ă votre rencontre.
Ce sont des centaines de milliers de mercis.
Ce sont des Ă©changes de cĆur Ă cĆur dans le respect et l’Ă©coute de la vie.
C’est la dĂ©couverte de ma deuxiĂšme famille aujourd’hui, mes frĂšres et sĆurs du shiatsu avec lesquels j’ai appris bien plus qu’une technique. Je n’ai pas de mots suffisamment forts pour dĂ©crire tout l’amour que j’ai pour chacun d’eux, dans leur singularitĂ©, leur particularitĂ©, leur humanitĂ© et la gratitude pour ce que chacun m’a apportĂ©.
Mais c’est aussi et surtout le chemin de vie que j’ai fait pour moi, ce sont mes douleurs (incomprĂ©hensibles aux yeux de la mĂ©decine occidentale) qui m’ont poussĂ©es Ă choisir une autre voie pour moi, l’envie de comprendre, de saisir, de rĂ©gler, d’Ă©voluer, de ME comprendre, de retrouver un sens Ă ma vie, de me rĂ©aliser, de me rĂ© aligner avec mon moi profond.
En 2016 une physiothĂ©rapeute m’a dit “un jour vous remercierez vos douleurs”
Je n’avais pas idĂ©e… Et aujourd’hui je suis trĂšs fiĂšre mais surtout tellement reconnaissante d’avoir autant de chance d’ĂȘtre si bien entourĂ©e, encouragĂ©e, sur ce chemin qui est le mien aujourd’hui.
Un merci trĂšs spĂ©cial Ă Angela, Delphine et Florence qui ont passĂ© cet examen avec moi, les filles du Luxembourg avec lesquelles j’ai passĂ© plus de temps qu’avec ma propre famille depuis des mois… Elle sont devenues mes sĆurs… De cĆur….
Merci à Emmanuelle, Astrid et Nathalie pour toutes ces heures et ces mardis soirs de révisons.
Merci Ă mes enseignantes Chantal, Adela et Marisa, mais aussi Ă Thierry et SenseĂŻ, Palle et Christine pour tout l’amour du partage qu’ils ont Ă enseigner le shiatsu avec autant de bienveillance.
Merci Ă ma famille: mes parents, mon conjoint, mes enfants qui m’ont portĂ©e et supportĂ©e tout au long de ces 5 annĂ©es. Et qui ont acceptĂ©s que je sois de moins en moins lĂ . Qui ont acceptĂ©s sans broncher tous les sacrifices que cela supposait…
C’est la clĂŽture d’un cycle mais c’est un nouveau chapitre qui s’ouvre devant moi. Le chemin n’est pas terminĂ©, il vient tout juste de commencer.
Merci de m’accompagner pendant un bout de chemin. Merci Ă tous pour votre soutien.
Flo.
Mon histoire

L’article ci-dessous dĂ©taille mon parcours et ma relation avec le shiastu, comment j’y suis arrivĂ©e et comment je pratique. Bonne lecture.
Je vous avais promis de vous raconter ce qui mâa amenĂ©e au shiatsu⊠mon histoireâŠ
Je vous laisse dĂ©couvrir ce petit roman đ
Câest long, mais le chemin de la guĂ©rison lâest parfois tout autant⊠et je suis toujours en chemin…
Hier, 7 juin 2024, cela faisait 9 ans que je suis tombĂ©e de cheval…
Ce nâĂ©tait pas ma premiĂšre chute, ni la derniĂšre⊠mais celle-lĂ , câest celle qui a changĂ© ma vie.
Un tournant. Brutal, violent, dur, Ă©puisant⊠Je crois que cela a Ă©tĂ© lâune des pires expĂ©riences de ma vie.
Je nâai jamais eu aussi mal⊠mal dedans, mal dehors, mal au cĆur. Jâai presque failli perdre espoir.
Mais, avec du recul, câĂ©tait le plus beau cadeau que la vie pouvait me faireâŠ
Il y a 9 ans, jâĂ©tais Ă©puisĂ©e : une vie Ă fond la caisse, une charge mentale incommensurable, un besoin de tout gĂ©rer, tout contrĂŽler, dans les moindres dĂ©tails.
Une annĂ©e scolaire Ă©prouvante… jâĂ©tais fatiguĂ©e, et pourtant je me suis dit que monter Ă cheval me ferait du bien… MerdeâŠ
Je pars faire une sĂ©rie de sauts dâobstacles avec un cheval que je connais bien. Il me fait un refus (le cheval sâarrĂȘte net juste devant lâobstacle), plusieurs en fait⊠et je tombe une premiĂšre fois.
Câest ma faute : je suis stressĂ©e, je mâaccroche Ă lui, Ă sa bouche. Je nâĂ©coute pas grand-chose Ă vrai dire.
Je tape la tĂȘte par terre. Je vois quelques Ă©toiles.
Mais je refuse de rester sur un échec, et je ne veux pas non plus laisser le cheval là -dessus.
Je remonte donc en selle et jâenchaĂźne trois obstacles⊠sauf que je ne sais plus par oĂč aller. Ă droite ? Ă gauche ? Je suis confuse sur le parcours. Le choc Ă la tĂȘte y est sĂ»rement pour quelque chose.
Je nâĂ©coute rien. Le cheval sait⊠jâaurais dĂ» lâĂ©couter.
Il part Ă droite, mais moi je veux quâil aille Ă gauche.
Bref, dommage que je nâaie pas la vidĂ©o de ce moment, qui ne dure que quelques centiĂšmes de seconde :
Ce moment oĂč jâhĂ©site, oĂč je tergiverse.
Je décide contre le cheval, qui avait raison.
LâenchaĂźnement se termine en tournant Ă droite, et moi je persiste Ă gaucheâŠ
Résultat : une chute spectaculaire, car on est tous les deux partis dans des directions opposées.
Le cheval est au galop. Je tombe loin, je suis projetĂ©e Ă plusieurs mĂštres. Dâabord le choc, ensuite je roule sur plus de 5 mĂštres…
Jâai le souffle coupĂ©. Mes poumons se vident⊠se vident⊠se videntâŠ
Mais quand est-ce que je vais pouvoir inverser le processus ?
Je nâai plus dâair, et mes poumons continuent Ă se viderâŠ
Et jâai mal⊠tellement malâŠ
Jâai cru un instant que jâallais mourir.
Lâair me manquait.
Cette douleurâŠ
Je nâai jamais eu aussi mal de toute ma vie.
(Et pourtant, jâai accouchĂ© sans pĂ©ri deux fois, et je connais les pierres Ă la vĂ©sicule đ
).
Aujourdâhui, avec le recul, câĂ©tait une renaissance.
Mais il mâa fallu des annĂ©es pour le voir comme ça.
Les résultats ?
· Une luxation de lâĂ©paule (Ă©paule dĂ©mise) : jâai remis mon bras en place toute seule juste aprĂšs mâĂȘtre relevĂ©e. Une copine kinĂ© a vĂ©rifiĂ© que câĂ©tait OK.
· Deux cÎtes cassées.
· Deux vertÚbres abßmées.
· Cinq hernies discales suite à la chute (2 cervicales, 2 lombaires, 1 en L5-S1).
· Une hanche à remettre en place.
· Une commotion cĂ©rĂ©brale avec perte de la vue de lâĆil droit pendant 20 minutes juste aprĂšs la chute, besoin de noir total pendant 24h, avec nausĂ©es et vomissements dĂšs que je bougeais.
Et jâai refusĂ© dâaller Ă lâhĂŽpital… On est un peu “con” aprĂšs un accident.
On ne devrait pas nous laisser le choix, on nâest pas cohĂ©rent dans ces moments-lĂ .
Je suis rentrĂ©e chez moi en conduisant, avec une Ă©paule luxĂ©eâŠ
Autant vous dire que vu la nuit que jâai passĂ©e⊠jâai fini par aller chez le mĂ©decin puis aux urgences le lendemain.
Ils mâont dit : « 6 semaines dâarrĂȘt ».
Jâai refusĂ©.
Jâai demandĂ© deux jours.
Je devais terminer ma matiĂšre, faire passer mes examens.
On nâaurait trouvĂ© personne pour me remplacerâŠ
Aujourdâhui jâen ris.
Les Ă©lĂšves ? Leur vie nâaurait pas changĂ© sâils avaient Ă©tĂ© dispensĂ©s dâexamens⊠mieux : ils auraient apprĂ©ciĂ© đ
Aujourdâhui, rien nâest plus important pour moi que la santĂ©.
Je donne cours dâhistoire, de sciences humaines et sociales⊠la matiĂšre nâest pas terminĂ©e ?
Aucune importance pour moi aujourdâhui đ€Ł
Lâessentiel nâest pas dans la matiĂšre mais dans les outils que je transmets Ă mes Ă©lĂšves.
Mais ça, câest ma vision dâaujourdâhui⊠à lâĂ©poque, câĂ©tait impensable.
(Bref⊠đ )
Je passe quelques dĂ©tails⊠mais pour rĂ©sumer : jâai continuĂ© Ă travailler, Ă ignorer les douleurs.
Les nuits ont Ă©tĂ© trĂšs mauvaises pendant plusieurs annĂ©es : dormir 3 ou 4 heures par nuit et assumer un temps plein + la familleâŠ
Jâai tenu 8 mois.
Au bout de 8 mois, jâai fait un burn-out qui mâa tenue Ă lâĂ©cart de ma vie professionnelle pendant presque deux ans.
Un rejet total de ma profession, une impossibilitĂ© de passer devant lâĂ©cole pendant 2 ans.
Et lĂ , câest le dĂ©but de la dĂ©gringolade.
Je nâai dâabord fait que dormir pendant 6 mois.
Je me levais juste pour amener les enfants Ă lâĂ©cole, et je retournais me coucher jusquâĂ devoir aller les chercher en fin dâaprĂšs-midi.
Puis je me recouchais vers 19h30, 20h.
Je nâavais plus la force de ranger, de nettoyer, tenir debout Ă©tait dĂ©jĂ un exploit.
Chaque matin, jâattendais cet instant oĂč je nâaurais plus mal.
Quand est-ce que ça allait sâarrĂȘter ?
Je me rappelle quâavant mĂȘme dâouvrir un Ćil, jâĂ©coutais si, oui ou non, aujourdâhui jâaurais encore mal⊠et ça nâa fait quâempirer.
De jour en jour, les douleurs Ă©taient pires, la fatigue immense, lâĂ©nergie pour le quotidien totalement absente.
Chaque jour sapait un peu plus mon moral.
Et Ă la fin, jâavais mal partout⊠partout⊠partoutâŠ
Je pleurais pour sortir de mon lit.
Je nây arrivais pas seule.
Et pourtant, on ne pouvait pas me lever brutalement car la mise en position verticale me faisait parfois perdre connaissance.
Je nâarrivais pas Ă lever les jambes pour avancer les pieds, ni Ă mâasseoir.
Je mettais parfois 4 heures pour rĂ©cupĂ©rer lâusage de la marche.
Je devais parfois rĂ©veiller mes enfants pour quâils viennent me sortir du lit le matin.
Ils avaient 7 et 4 ansâŠ
Ils mâen parlent encore aujourdâhui.
Le petit a encore des angoisses de cette époque quand je me blesse.
Jâai alors couru les services et les spĂ©cialistes Ă lâhĂŽpitalâŠ
Je voulais un diagnostic.
Un médicament miracle.
Je ne voulais plus avoir mal.
Deux ans.
Deux ans de recherches infructueuses.
Deux ans à rencontrer des professionnels de santé⊠et entendre, souvent, le pire :
« Bonne chance dans la vie, je ne peux rien pour vous. »
« Câest dans votre tĂȘte. »
« Vous voulez juste ĂȘtre mise Ă la pension ? »
« Ouais, ben câest pas comme si vous aviez un mĂ©tier compliqué⊠»
Je me suis sentie tellement nulle.
Incomprise, pas prise au sérieux.
Tout cela nâa pas aidĂ©.
Et jâai continuĂ© Ă me dĂ©courager.
CâĂ©tait ça, ma vie ?
Me sentir comme la moitiĂ© de moi-mĂȘme, avec des douleurs H24, lâincapacitĂ© de me concentrer, oublier tout tout le temps, ne plus savoir mâorganiser ?
Ne plus pouvoir accompagner mes enfants comme je le voulais ?
Jâai fait une derniĂšre tentative : un centre spĂ©cialisĂ© dans les douleurs chroniques.
Croyez-le ou non, câĂ©tait pire encore.
On mâa bombardĂ©e de mĂ©dicaments (en mĂȘme temps, câest ce que je voulais : des mĂ©dicaments pour ne plus avoir mal).
Câest Ă ce moment-lĂ que les douleurs sont devenues pires que tout.
Et jâai dĂ» recommencer Ă travailler, sinon on me mettait Ă la pension.
Je nâarrivais plus Ă faire la route entre chez moi et lâĂ©cole sans faire une pause de 15 minutes en plein trajet, pour dormir. Sinon je mâendormais au volant.
Je ne savais travailler que le matin.
Je dormais sur le parking de lâĂ©cole avant de rentrer chez moi, ou jâallais dormir 3 heures chez mes parents pour avoir lâĂ©nergie dâaller chercher mes enfants Ă 16h.
Et puis⊠jâai fait une lĂ©gĂšre overdose de mĂ©dicaments.
Un jour, jâai pris un comprimĂ© de trop.
Ma tension est montĂ©e en flĂšche, mes jambes ont gonflĂ© dâun coup, essoufflement constantâŠ
Le médecin a dit : « décompensation cardiaque ».
LĂ , câĂ©tait clair : en sortant des urgences, je ne voulais plus aucun mĂ©dicament.
Jâai dĂ» ĂȘtre accompagnĂ©e pour rĂ©duire et arrĂȘter, pendant plus de 6 mois, car ce sont des mĂ©dicaments quâon ne peut pas arrĂȘter brutalement.
Mais il me fallait de lâaide pour gĂ©rer les douleursâŠ
Et câest lĂ quâentre en scĂšneâŠ
Le Shiatsu.
En parallÚle de toutes ces démarches médicales, je voulais changer de métier.
Je ne voulais plus enseigner.
Jâavais perdu le sens de cette mission en 2017âŠ
Je cherchais donc dans « le soin » :
RĂ©flexologie ? KinĂ© ? OstĂ©opathe ?…
Et câest ma sĆur qui mâa soufflĂ© lâidĂ©e.
Elle mâa dit :
« Jâai fait une formation Watsu (shiatsu dans lâeau) pour les femmes enceintes. Cherche une Ă©cole de Shiatsu, ça te plaira. »
Jâai cherchĂ©. Trois clics.
CâĂ©tait clair. Ce serait le Shiatsu.
Et le jour mĂȘme, je mâĂ©tais inscrite aux cours, sans jamais avoir reçu une seule sĂ©ance !
Je nâai jamais Ă©tĂ© aussi sĂ»re de quelque chose dans ma vie.
Et je ne me suis pas trompée.
Jâai commencĂ© les cours en 2018.
Ma dĂ©marche, câĂ©tait aussi de comprendre mes douleurs et mon corps, Ă travers le prisme de la mĂ©decine chinoise, puisque la mĂ©decine occidentale sĂ©chait sur mes symptĂŽmes.
Je voulais comprendre, apprendre, Ă©couter⊠ce corps que je rejetais depuis des annĂ©es, que je nâĂ©coutais plus depuis longtemps.
Mais comment faire ?
Câest lĂ tout lâapprentissage du shiatsu.
Et lâart du toucher đ
Les premiĂšres fois oĂč jâai reçu des sĂ©ances de Shiatsu, câĂ©tait lâenfer.
Les douleurs Ă©taient insupportables pendant plusieurs heures aprĂšs, et pendant 48h, jâĂ©tais bonne Ă rien Ă part dormir, dormir, dormir.
Comme si mon esprit devait rentrer Ă lâintĂ©rieur de mon corps pour se soigner.
Mais câĂ©tait clair :
En apprenant Ă Ă©couter lâautre avec mes mains, jâapprenais Ă mâĂ©couter, moi.
Petit Ă petit, au fil des sĂ©ances, mon corps a enfin compris que le toucher nâĂ©tait pas une agression, mais une reconnaissance de la douleur, une prise en considĂ©ration
Une écoute ajustée à mes besoins.
Et de jour en jour, de mois en mois
(oui, il a fallu plus de 6 mois, voire 1 an de traitement mensuel pour voir une vraie Ă©volution durable)âŠ
les douleurs ont commencé à disparaßtre.
Bon⊠jâĂ©tais encore debout Ă 4h du matin Ă cause des douleurs.
Je ne pouvais pas bouger tant que la morphine nâavait pas fait effet.
Je me suis donc mise à méditer.
Câest la base de notre pratique de Shiatsu.
Moi ? Méditer ?
Celle qui ne sait pas sâarrĂȘter ?
Quel dĂ©fi đ
Ă force de travail rĂ©gulier, aujourdâhui je mĂ©dite plusieurs heures par jour, et le matin entre 1h30 et 2h quand jâai le temps đđ
Au dĂ©but, câĂ©tait juste pour scanner mon corps et gĂ©rer les douleurs.
Les comprendre. Les accepter.
Parce que câest Ă partir du moment oĂč je les ai acceptĂ©es quâelles ont commencĂ© Ă diminuer.
Ă ĂȘtre reconnues. Ă ĂȘtre comprises.
Ă ĂȘtre Ă©coutĂ©es.
Aujourdâhui, je nâai plus besoin de mĂ©diter pour gĂ©rer la douleur.
MĂȘme si chaque matin, jâai encore un peu mal quelques instants.
Aujourdâhui, ma mĂ©ditation est autre.
Elle me permet dâĂȘtre ancrĂ©e, dâapprĂ©cier, dâĂȘtre Ă lâĂ©coute :
de mes receveurs, de ma vie, de mes besoins, de mon entourage, de mes humeurs, de mes blessures, de mes faiblessesâŠ
et des endroits oĂč je peux encore mâamĂ©liorer.
Aujourdâhui, je mĂ©dite, mais je fais aussi de lâauto-shiatsu (Do-in).
Je mĂ©dite avant chaque sĂ©ance de shiatsu, juste avant lâarrivĂ©e des receveurs, pour ĂȘtre pleinement Ă lâĂ©coute, dans lâinstant.
Le Shiatsu, je ne peux pas le dire autrementâŠ
m’a sauvĂ© la vie.
Aujourdâhui, je nâai plus de douleurs chroniques.
Enfin si⊠il reste quelques bobos, mais câest le prix Ă payer pour me rappeler dâĂ©couter.
Aujourdâhui, je suis plus calme dans tous les aspects de ma vie.
Aujourdâhui, je sais vraiment Ă©couter les autres, comprendre les douleurs, les chagrins, les angoisses, le dĂ©couragementâŠ
Et je sais comment accompagner.
Parce que tout cela, je lâai vĂ©cu.
Et mĂȘme si jâai une rĂ©silience hors du commun, sans le shiatsu, sans la famille du shiatsu, sans ma famille, je nây serais sans doute pas arrivĂ©e.
Jâai failli sombrer. Plus dâune fois.
Jâai dĂ©veloppĂ©, Ă travers le shiatsu, ma capacitĂ© Ă entendre derriĂšre les Ă©motions, Ă voir les parts blessĂ©es chez lâautre, mĂȘme quand elles sont bien cachĂ©es, mĂȘme sans les mots.
Ă prendre conscience des liens entre le corps et lâĂąme, Ă comprendre la maladie dans ses diffĂ©rentes dimensions, Ă Ă©couter ce que certains ne veulent pas voir, pas entendre, pas comprendre.
Ce que vous rejetez, je peux lâaccueillir,
et vous aider Ă le voir autrement.
Ăa, câest mon shiatsu.
Mon approche.
En lien avec ce que je suis.
Et ma sensibilité.
Aujourdâhui, jâenseigne toujours.
Jâai appris Ă aimer Ă nouveau ce mĂ©tier de partage.
Jâai achetĂ© un cheval en 2018, parce que clairement, ce sont eux, en premier, qui mâont montrĂ© le chemin de lâĂ©coute et de la bienveillance.
Sans cette chute â parce que je nâĂ©coutais plus rien du tout â je me serais sans doute cramĂ©e autrement, et peut-ĂȘtre que je ne mâen serais jamais relevĂ©e…
Sans les chevaux, je ne serais pas lĂ aujourdâhui.
Et sans le shiatsu, je serais probablement encore malheureuse, assise dans mes douleurs, sans issue, sans pouvoir profiter de la vie.
Je me suis relevée, plus forte, plus alignée.
Alors merci đ
Merci pour cette chute.
Merci pour ce retour brutal Ă la vie.
Merci pour chaque douleur qui mâa appris Ă vivre autrement.
Merci pour chaque matin oĂč je peux goĂ»ter lâinstant dâun lever de soleil, avec cette Ă©nergie si particuliĂšre.
Merci aux chevaux, de me faire ressentir les Ă©nergies changeantes de chaque saison, et de me montrer la VIE, partout autour de moi â mĂȘme dans les dĂ©tails.
Et de me rappeler, parfois⊠dâĂ©couter.
(Oui, ça mâarrive encore dâĂȘtre trop dans ma tĂȘte đ
)
Merci Ă mes enseignants de shiatsu.
Merci Ă mes enfants merveilleux, qui sont eux aussi Ă lâĂ©coute, et en chemin.
Merci au soutien de ma famille, et surtout Ă la reconnaissance de mes parents.
Merci Ă Ronan, qui en bave parfois avec moi đ
et qui a dĂ» ĂȘtre solide Ă mes cĂŽtĂ©s.
Merci pour toutes les rencontres merveilleuses depuis 2018âŠ
Certaines ont été bouleversantes, au point de me faire VaCiller.
Mais derriĂšre chaque Ă©preuveâŠ
jâai la chance dâapercevoir la lumiĂšre.
Merci.
Merci pour chaque rencontre en cabinet.
Chaque personne rencontrĂ©e mâa beaucoup appris.
Les échanges pendant le shiatsu ne sont pas unilatéraux :
vous mâapportez tous quelque chose de prĂ©cieux.
Ce sont comme des perles que jâaccroche au fil de ma vie.
Merci pour tout ça⊠merci du fond du cĆur.
Ce nâest quâun Ă©pisode rĂ©sumĂ© de ma vie đ
Mais il participe grandement Ă qui je suis.
Mes enfants disent toujours que ma vie, câest un roman.
Quâil mâarrive toujours des trucs de dingue.
Câest un peu vrai đ
Mais câest lâart et la maniĂšre dâen faire une aventure de chaque jour qui compteâŠ
đ
FloShiatsu
