
Quand on observe la manière dont la médecine occidentale conçoit la santé, on comprend vite pourquoi tant de personnes se sentent démunies face à leurs symptômes.
La médecine conventionnelle s’est spécialisée dans la gestion des maladies : elle identifie les symptômes, pose un diagnostic, puis propose un traitement – souvent médicamenteux – pour faire disparaître ce qui dérange.
On segmente le corps, on traite les organes séparément, et l’on cherche souvent à faire taire le signal plutôt qu’à en comprendre la signification.
La médecine traditionnelle chinoise, elle, repose sur une toute autre vision.
Elle considère le corps comme un tout cohérent, vivant, traversé de flux d’énergie, de chaleur, de liquides.
Un symptôme n’est jamais vu comme un problème à éliminer, mais comme un indicateur précieux.
Ce n’est pas une fin, mais un point de départ.
Chaque déséquilibre exprime un terrain perturbé : un excès, un vide, une stagnation, une faiblesse.
On ne soigne pas une maladie. On accompagne une personne.
Ce qui fait mal, ce qui épuise, ce qui dérange, n’est pas “le problème” à supprimer.
C’est un message que le corps envoie.
Et c’est en l’écoutant que l’on peut agir en profondeur – non dans l’urgence, mais avec justesse.
Pas en masquant les signes, mais en rééquilibrant ce qui les a provoqués.
C’est une médecine qui travaille avec le corps, et non contre lui.
La médecine occidentale et la médecine chinoise ne s’opposent pas. Elles se complètent.
L’une agit dans l’urgence. L’autre cultive la santé au long cours.
L’une coupe l’alarme. L’autre cherche à comprendre d’où vient le feu.
Et si on apprenait à les utiliser chacune à bon escient ?
On ne construit pas une santé durable uniquement en réponse à la crise.
On la cultive au quotidien, en écoutant les signaux faibles, en prenant soin de son terrain.
C’est dans cet esprit que je pratique le shiatsu : un art du toucher issu de la tradition orientale, qui vise à rétablir la circulation de l’énergie dans le corps, à soutenir les capacités d’auto-régulation, et à accompagner chacun vers un mieux-être durable.
Une approche globale, respectueuse, qui met le corps au centre, et qui prend le temps d’écouter ce qu’il a à dire.
Parce qu’avant que le corps ne crie, il murmure.
Et c’est là qu’il est le plus précieux de l’entendre.
Beau dimanche à vous tous
