Burn-out

Le jour où ton corps décide que ça suffit…

On parle souvent du burn-out comme d’un épuisement professionnel. Mais parfois, c’est bien plus que ça. C’est tout un mode de fonctionnement qui finit par nous exploser à la figure.Et crois-moi, je sais de quoi je parle. J’ai moi-même bien failli me casser les dents.

En médecine traditionnelle chinoise, on parle d’un déséquilibre entre le Yin et le Yang. Et cette lecture me parle particulièrement.

Le Yang, c’est l’action, le mouvement, l’extérieur, tout ce qu’on fait, tout ce qu’on donne, tout ce qu’on prend en charge.

Le Yin, c’est le repos, l’intériorité, la récupération, la capacité à se poser et à se régénérer.

Le problème, c’est qu’on est nombreux à vivre dans un Yang permanent.

On se lève, on travaille, on gère, on court, on pense à tout, on anticipe, on prend des responsabilités. On s’occupe des autres, de la maison, des enfants, du boulot… On veut que tout soit fait, et si possible correctement. On ajoute encore une activité, un objectif, une chose à terminer.

Et quand on a enfin cinq minutes, on en profite pour faire autre chose.

Parce que se poser, ça donne parfois l’impression de perdre son temps.

Alors on continue. On serre les dents. On se dit que ça ira mieux demain. Qu’il faut tenir encore un peu. Qu’on n’a pas vraiment le choix.

Sauf que le corps, lui, ne fonctionne pas sur le principe du « encore un petit effort ».

À force de solliciter le Yang sans laisser suffisamment de place au Yin, on finit par épuiser nos capacités de récupération.

Et un jour, ça ne suit plus.

Ce qu’on prenait pour de la force devient de l’épuisement. Ce qu’on appelait de la motivation devient une obligation permanente. Et ce corps qu’on a si longtemps poussé finit par nous imposer l’arrêt qu’on n’a jamais voulu lui accorder.

Le repos qu’on n’a pas choisi finit parfois par devenir celui qu’on ne peut plus éviter.

Alors non, l’idée n’est pas de ne plus rien faire, de tout envoyer balader ou de devenir passif.

C’est de retrouver un équilibre.

Remettre du Yin dans nos journées Yang. Et pas uniquement quand on est déjà au bout du rouleau.

S’accorder de vraies pauses. Respirer. Marcher en forêt. Méditer si ça nous parle. Prendre le temps de ressentir son corps, d’écouter ses sensations, de faire quelque chose simplement parce que ça fait du bien.

Sans objectif. Sans performance. Sans devoir rentabiliser chaque minute.

Et surtout, apprendre à reconnaître que se reposer n’est pas une faiblesse. Qu’on n’a pas besoin d’avoir tout terminé pour s’autoriser à souffler.

Mais il y a aussi une autre question à se poser : pourquoi est-ce si difficile de s’arrêter ? Pourquoi a-t-on parfois l’impression que tout repose sur nos épaules ? Pourquoi veut-on tout contrôler, tout anticiper, tout faire correctement ? Pourquoi culpabilise-t-on dès qu’on ralentit ?

Chez certaines personnes, les blessures émotionnelles liées à l’injustice ou à la trahison peuvent participer à ce fonctionnement. Le besoin de garder le contrôle, de prouver sa valeur, de ne dépendre de personne, de ne pas laisser de place à l’erreur…

On devient exigeant envers soi-même. Perfectionniste. On veut bien faire, on veut assurer, on veut être à la hauteur. Et parfois, on finit par porter bien plus que ce qu’on peut réellement supporter.

Attention, ce n’est évidemment pas la seule explication à un burn-out, et ces blessures ne sont pas présentes chez tout le monde. Mais quand on se reconnaît dans ces mécanismes, ça vaut la peine de s’y arrêter.

Parce qu’on peut passer des années à essayer de mieux gérer son temps, alors que le véritable travail consiste peut-être à comprendre pourquoi on s’autorise si peu à en perdre.

Aujourd’hui, je crois surtout qu’il faut apprendre à écouter les signaux avant que le corps ne soit obligé de hausser le ton.

Et c’est aussi pour ça que je propose le shiatsu.

Le shiatsu a été salvateur pour moi et il l’est toujours quand trop de yang s’accumule dans mes journées.

Parce qu’apprendre à s’écouter, ça ne se décrète pas. Quand on a passé des années à fonctionner dans l’action, à gérer, à anticiper, à répondre aux besoins des autres avant les siens, on finit parfois par ne même plus savoir ce dont on a réellement besoin.

On avance. On fait. On tient. Mais on ne s’écoute plus vraiment.

Le shiatsu, c’est une invitation à faire une pause. À revenir dans son corps, à ressentir plutôt qu’à réfléchir, à accueillir ce qui est là sans devoir immédiatement chercher une solution ou passer à autre chose.

C’est un moment où l’on peut enfin arrêter de faire, pour simplement être.

Remettre du Yin dans son quotidien, c’est aussi s’offrir un espace où l’on n’a rien à prouver, rien à réussir et rien à porter pour les autres.

C’est revenir à soi, retrouver ses sensations, prendre conscience de ses tensions et réapprendre à écouter les signaux de son corps.

il peut être un précieux temps de pause et de reconnexion à soi, dans un quotidien où l’on oublie trop souvent de se mettre dans la liste des personnes dont on prend soin.

Et ça, je ne le dis pas parce que j’ai lu quelque chose dans un livre. Je le dis parce que j’ai compris, à mes dépens, qu’on peut avoir beaucoup de volonté, beaucoup de ressources et être capable de soulever des montagnes… jusqu’au moment où ça ne suffit plus.

Prendre soin de soi, ce n’est pas attendre de ne plus avoir le choix. C’est arrêter de se considérer comme une ressource inépuisable.

On se voit en séance ?

Floshiatsu http://www.floshiatsu.com #shiatsu #burnout #ARLON #mtc #iokaï #zen#floshiatsu