Shiatsu et Dyslexie, ma propre expérience de prof et de maman de “Dys”

Article Shiatsu et Dys TDA/H

Le shiatsu, un accompagnement précieux pour les troubles “dys”

Les troubles spécifiques des apprentissages, plus connus sous le terme de “dys” (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysphasie, etc.), concernent environ 6 à 8 % des enfants en âge scolaire. Ils touchent également de nombreux adolescents et adultes. Ces troubles, d’origine neurodéveloppementale, impactent des fonctions aussi essentielles que la lecture, l’écriture, le langage ou encore la coordination motrice.

S’ils nécessitent un suivi médical, orthophonique ou psychologique, de plus en plus de familles et de praticiens explorent des approches complémentaires, parmi lesquelles le shiatsu occupe une place croissante.

Le shiatsu, une approche globale

Originaire du Japon, le shiatsu signifie littéralement “pression des doigts”. Inspiré de la médecine traditionnelle chinoise, il se pratique par des pressions rythmées, des étirements et des mobilisations douces, appliqués le long des méridiens d’énergie.

Contrairement à un massage de détente, le shiatsu vise à harmoniser l’énergie vitale (le “Qi”) et à rétablir un équilibre entre le corps et l’esprit. Il s’adresse à tous les âges, des enfants aux personnes âgées.

Pourquoi le shiatsu peut aider les enfants et adultes “dys”

Les troubles “dys” entraînent souvent une fatigue importante :

  • surcharge cognitive (efforts constants pour lire, écrire, coordonner ses gestes),
  • difficultés de concentration,
  • tensions physiques (mâchoire crispée, épaules contractées, posture perturbée),
  • retentissement émotionnel (stress, anxiété, baisse de l’estime de soi).

Le shiatsu intervient sur plusieurs plans :

  1. Apaisement du système nerveux : en favorisant la détente et la régulation du stress, il aide à améliorer la concentration et la disponibilité à l’apprentissage.
  2. Meilleure conscience corporelle : les pressions et mobilisations renforcent le schéma corporel, précieux pour les enfants dyspraxiques ou présentant des difficultés de coordination.
  3. Soutien émotionnel : les séances procurent un espace sécurisant qui contribue à restaurer confiance et estime de soi.
  4. Réduction de la fatigue : en stimulant la circulation énergétique, le shiatsu peut aider à récupérer plus vite après les efforts scolaires ou professionnels.

Un accompagnement complémentaire, jamais exclusif

Il est important de souligner que le shiatsu ne prétend ni soigner ni guérir les troubles “dys”. Il s’agit d’un accompagnement complémentaire qui peut s’intégrer dans un parcours global incluant orthophonie, psychomotricité, ergothérapie, accompagnement scolaire et soutien familial.

De plus en plus de parents témoignent d’une amélioration du bien-être global de leur enfant, et certains praticiens spécialisés dans l’enfance adaptent leurs séances en durée, intensité et lucidité.

Témoignages et perspectives

De jeunes dyslexiques rapportent une meilleure capacité à se concentrer après une séance. Des adolescents dyspraxiques décrivent une sensation de “mieux habiter leur corps”. Des parents observent un apaisement des tensions et une meilleure qualité de sommeil.

Si la recherche scientifique reste encore limitée dans ce domaine, plusieurs associations et praticiens militent pour que le shiatsu soit davantage reconnu comme soutien complémentaire aux apprentissages.

En résumé

Le shiatsu offre une voie douce et globale pour accompagner les enfants et adultes “dys”. Sans se substituer aux prises en charge médicales et éducatives, il agit comme un soutien précieux en réduisant le stress, en améliorant la conscience corporelle et en renforçant la confiance.

Dans un quotidien où l’effort est permanent, le shiatsu propose un moment de répit et d’harmonie, qui peut faire une réelle différence dans la qualité de vie.

Effets observés du shiatsu (selon études, rapports cliniques et retours terrain)

1. Sur le stress et la régulation émotionnelle

  • Réduction de l’anxiété et du stress (avant/après séances).
  • Amélioration de la capacité à se détendre.
  • Baisse de l’hypervigilance (enfants TSA/TDAH).
  • Plus grande stabilité émotionnelle, moins de colères ou de crises.

2. Sur le sommeil

  • Amélioration de la qualité du sommeil (endormissement plus facile, réveils nocturnes réduits).
  • Sensation de repos plus profond rapportée par parents/enfants.

3. Sur le comportement et la communication

  • Diminution des conduites agressives ou auto-agressives.
  • Augmentation de la capacité à verbaliser ses émotions après séance.
  • Amélioration de l’interaction sociale (plus de contacts visuels, plus de réactivité aux sollicitations).

4. Sur la conscience corporelle et la motricité

  • Meilleure perception du corps (schéma corporel).
  • Diminution des tensions musculaires (mâchoire, épaules, dos).
  • Plus grande coordination motrice (observé surtout dans les troubles dyspraxiques).

5. Sur la concentration et la fatigue

  • Augmentation de la disponibilité attentionnelle après séance.
  • Réduction de la fatigue cognitive (moins d’épuisement après une journée scolaire).
  • Davantage de clarté mentale rapportée par adolescents/parents.

6. Sur le bien-être global et la qualité de vie

  • Amélioration de l’estime de soi (se sentir plus calme, plus « capable »).
  • Sentiment de sécurité et de confiance après les séances.
  • Parents notent un impact positif sur la qualité de vie familiale (relations plus apaisées).

 À retenir :

  • Le shiatsu n’agit pas sur la « cause » des troubles dys, mais soulage des symptômes associés : stress, fatigue, sommeil, motricité, confiance en soi.
  • Ce sont des observations cliniques positives, confirmées par études qualitatives et quelques essais pilotes — mais pas encore validées par des études de grande envergure.

Observations sur mes propres enfants ;

Un de mes enfants est multi dys, depuis qu’il a 3 ans nous parcourons la moitié des centres du coin de la Belgique afin de lui trouver des outils adaptés à ses besoins,

La prise en charge est multiple et depuis de nombreuses années, il a aujourd’hui bientôt 17 ans.

Psychologue, psychomotricienne, logopède, neurologue, kiné et j’en passe.

Mais le shiatsu combiné à de la kiné sur les réflexes archaïques sont pour le moment ce qui me permet d’observer une réelle amélioration sur du long terme. Et permet à mon fils, malgré les dys d’être en sciences fortes et math fortes depuis quelques temps. (il a longtemps été suivi en neuro et logo)

Il le sent, quand ça ne va plus…

  • Mal de tête, mal aux yeux.
  • Encombrement mental,
  • N’arrive plus à faire le tri dans les informations, oublie des choses,
  • Se désorganise, et s’épuise à pallier aux manquements et cette désorganisation,
  • A des difficultés à trouver le sommeil et le sommeil n’est souvent pas réparateur.
  • Agressivité, il « sur réagit » face aux frustrations,
  • Il doit diminuer et fractionner encore plus son temps d’étude car il se fatigue trop vite
  • Ne tient pas en place,  a besoin de bouger beaucoup plus.
  • Ne retient pas les infos à long terme (prob de mémoire immédiate)
  • Il bégaye, respire au milieu des mots,
  • N’arrive pas structurer sa pensée, se perd dans des explications qui n’ont que peu de sens,
  • S’épuise,
  • Se démoralise…

Et demande un shiatsu… En moins de 24h il retrouve l’énergie, se réaligne, reprends confiance, arrive à mieux dormir, se calme profondément et arrive à se repositionner face à ses défis quotidiens…

Bon… il n’y a que lui qui pourrait vous en parler plus longuement, mais je crois que moi je suis convaincue. Cependant, il faut un suivi régulier, une séance au moins une fois par mois avec prise en charge globale avec une équipe pluridisciplinaire sur ce genre de pathologies, avec une collaboration avec l’école qui peut mettre en place des aménagements spécifiques en fonction de la dys et des besoins de l’élève.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez encore des questions…

FloShiatsu.

http://www.floshiatsu.com

L’écoute du silence

Écouter le corps,

c’est tendre l’oreille vers l’invisible.

Sous la peau, il y a des voix secrètes,

des mémoires anciennes,

des soupirs qui n’ont jamais trouvé souffle.

Dans le shiatsu,la main n’appuie pas seulement :

elle recueille,elle devine,elle accompagne le silence.

Car l’essentiel ne se dit pas.

Il se révèle dans un tremblement imperceptible,

dans une chaleur qui circule,

dans une paix qui s’installe soudain.

Écouter ce qui n’est pas dit,

c’est offrir au corps la permission de parler,

c’est laisser le cœur se délier,

et l’être, doucement, se retrouver.

Beau week-end

Flo Shiatsu

Le manque de sommeil

Le manque de sommeil n’est pas seulement dommageable pour le corps mais aussi pour l’esprit. Cela peut générer de l’anxiété, de la tristesse et même conduire à la dépression et aux pensées suicidaires.

Traditionnellement, dans les temples zen, les moines tentent de réguler leur sommeil avec le cycle du soleil. Cela n’a rien à voir avec aucune forme de croyance ou de dogme; ils le font parce que c’est le moyen optimal de stocker l’énergie fournie par la lumière du jour.

Dans notre société moderne, il n’est pas facile de réguler notre sommeil avec l’ordre naturel de la vie, mais nous devrions essayer autant que possible de dormir tôt et de nous réveiller tôt. Essayez-le pendant un moment, vous serez étonné des avantages positifs que vous en retirerez.

Et si vous n’arrivez pas à dormir?

Appelez moi pour un rendez-vous. Le shiatsu permet de réguler la circulation du ki à l’origine de vos troubles de sommeil quel qu’en soit la cause.

Belle semaine

Flo Shiatsu

Mon accompagnement lors d’une naissance

Photo by Rene Terp on Pexels.com

Cette semaine était remplie de magie 😍

Début de semaine j’ai eu l’immense privilège d’accompagner en shiatsu une amie lors de son accouchement.

J’ai pu accompagner et soulager les douleurs liées au travail lors des contractions. Aider à lâcher les angoisses et les appréhensions, aider dans la gestion des douleurs et à se mettre en condition. Calmer le rythme cardiaque de la maman lors de contractions plus douloureuses. Accompagner son bébé et guider pour qu’il descende plus facilement dans le bassin. Guider le papa, afin qu’il puisse lui aussi accompagner sa femme et participer à la naissance de son bébé. Stimuler des points en shiatsu pour accompagner au mieux. Masser les épaules, le dos, les jambes, les pieds pour soulager les muscles. Être l’élément neutre et stable pour donner l’appui nécessaire à cette transition. J’aurais aimé pouvoir accompagner jusqu’au bout mais la poche c’étant fissurée j’ai dû passer la main aux sages femmes. Avec les mesures covid dans les hôpitaux je n’avais pas la possibilité de continuer à accompagner en salle de travail.

Maman bébé et papa se portent très bien.

Je remercie infiniment ces amis qui m’ont permis de partager ce moment si intense avec eux, cette énergie folle et puissante de donner la vie. Je remercie ce petit bébé qui depuis le tout début de la grossesse a son énergie bien à lui et qui à chaque shiatsu venait au contact de mes mains, sentir l’énergie.

J’ai pu accompagner en shiatsu durant toute la grossesse parce que parfois être enceinte ce n’est pas évident et certains désagréments peuvent être très handicapants; (pour certaines maman ce sont des nausées, de la fatigue, de la rétention d’eau, gonflement des mains, jambes et pieds, douleurs dans le dos, dans les côtes, le diaphragme bloqué, les problème de sommeil, de transit….) Pas à pas, au fil des mois j’ai pu aider cette future maman qui en plus du shiatsu était très suivie par le corps médical et les sages femmes. Cette prise en charge pluridisciplinaire à permis de mener cette grossesse à son terme et de réduire les petits maux.

Le shiatsu est vraiment un très bel outil pour accompagner sereinement et naturellement les futures mamans.

J’espère encore avoir l’occasion de partager cela à l’avenir. Parce que cette énergie et ce partage sont des choses tellement belles et puissantes.

J’ai été très émue et très touchée par la confiance de cette amie et maman aujourd’hui. Je n’ai qu’une hâte pouvoir tenir dans mes mains ce petit être que j’ai appris à découvrir au fil des mois… Et continuer à accompagner en shiatsu lors des premiers mois de sa vie. (coliques, pleurs, angoisses de la séparation, reflux, sommeil…)

Mais je vais devoir patienter encore un peu que tout ce petit monde se remette de l’accouchement. Et qu’ils rentrent à la maison tous les 3.

Bienvenue dans le grand monde petit ange.

Photos d’illustration

Flo.

Si vous voulez plus d’infos sur l’accompagnement en shiatsu pour les grossesses, l’accouchement et les nouveaux nés, n’hésitez pas à demander en mp de plus amples informations. Il existe plusieurs articles sur ma page et mon site. Une simple recherche suffit à trouver. 😉

Shiatsu et Angoisses

Le shiatsu et les angoisses.

Votre enfant appréhende-t-il cette rentrée ? Il est tout à fait légitime d’avoir quelques craintes au regard de tous les changements qu’il peut y avoir : changement d’amis, de maître(sse), de classe, d’école, etc.

Votre enfant peut avoir des problèmes pour trouver le sommeil, ou ne pas avoir un sommeil réparateur car il se relève une à plusieurs fois par nuit à l’approche de la rentrée. Des petits soucis peuvent réapparaîtres, pipis au lit, crises de colères, pleurs, manque d’appétit, eczéma, besoin d’être rassuré, ou énervement, excitation excessive, et j’en passe…

Le shiatsu peut être une bonne solution pour ramener le calme et la sérénité des enfants et de leurs parents 😉

Le shiatsu :

Favorise la concentration, et de ce fait renforce l’acquisition des connaissances.

Réduit le stress,

Permet aux élèves de se recentrer, les aide à être moins dissipés en classe,

Permet une meilleure qualité de sommeil, et donc moins de fatigue à la fin de la semaine

Permet l’amélioration de la relation à soi et aux autres,

Permet de réduire les angoisses, phobies scolaires,

Permet d’aider à gérer les troubles alimentaires, les troubles dépressifs, les troubles dys, les troubles de l’attention, les émotions exacerbées des élèves HP…

Apaise donc les émotions en général.

Plus d’infos en privé

N’hésitez pas à prendre contact pour fixer un rendez vous.

Les séances pour les enfants sont plus courtes selon l’âge. Entre 30 et 60 min maximum.

Contact par messenger ou par téléphone +32/492682004.

Les séances se font au cabinet les lundis, vendredis et samedis et jeudis après-midi.

Belle fin de semaine.

Flo.

Pensée du jour…

Quand un oiseau est vivant, il mange les fourmis, mais quand il meurt, les fourmis le mangent. Les circonstances peuvent changer à tout moment. Ne méprise personne, ne blesse personne durant ta vie. Tu peux être puissant aujourd’hui, mais rappelle toi, le temps est plus puissant que toi!

Analyse ce symbole : “un arbre peut servir à fabriquer un million d’allumettes, mais quand vient le temps, une seule allumette est suffisante pour brûler des millions d’arbres. Alors n’oublie pas de faire le bien autour de toi car demain ne t’appartient pas…

Pensée du jour…

Belle journée

Flo Shiatsu

Mon histoire

fbthdr

L’article ci-dessous détaille mon parcours et ma relation avec le shiastu, comment j’y suis arrivée et comment je pratique. Bonne lecture.

Je vous avais promis de vous raconter ce qui m’a amenée au shiatsu… mon histoire…
Je vous laisse découvrir ce petit roman 😅
C’est long, mais le chemin de la guérison l’est parfois tout autant… et je suis toujours en chemin…

Hier,  7 juin 2024, cela faisait 9 ans que je suis tombée de cheval…
Ce n’était pas ma première chute, ni la dernière… mais celle-là, c’est celle qui a changé ma vie.
Un tournant. Brutal, violent, dur, épuisant… Je crois que cela a été l’une des pires expériences de ma vie.
Je n’ai jamais eu aussi mal… mal dedans, mal dehors, mal au cœur. J’ai presque failli perdre espoir.
Mais, avec du recul, c’était le plus beau cadeau que la vie pouvait me faire…

Il y a 9 ans, j’étais épuisée : une vie à fond la caisse, une charge mentale incommensurable, un besoin de tout gérer, tout contrôler, dans les moindres détails.
Une année scolaire éprouvante… j’étais fatiguée, et pourtant je me suis dit que monter à cheval me ferait du bien… Merde…

Je pars faire une série de sauts d’obstacles avec un cheval que je connais bien. Il me fait un refus (le cheval s’arrête net juste devant l’obstacle), plusieurs en fait… et je tombe une première fois.
C’est ma faute : je suis stressée, je m’accroche à lui, à sa bouche. Je n’écoute pas grand-chose à vrai dire.
Je tape la tête par terre. Je vois quelques étoiles.
Mais je refuse de rester sur un échec, et je ne veux pas non plus laisser le cheval là-dessus.
Je remonte donc en selle et j’enchaîne trois obstacles… sauf que je ne sais plus par où aller. À droite ? À gauche ? Je suis confuse sur le parcours. Le choc à la tête y est sûrement pour quelque chose.
Je n’écoute rien. Le cheval sait… j’aurais dû l’écouter.
Il part à droite, mais moi je veux qu’il aille à gauche.
Bref, dommage que je n’aie pas la vidéo de ce moment, qui ne dure que quelques centièmes de seconde :
Ce moment où j’hésite, où je tergiverse.
Je décide contre le cheval, qui avait raison.
L’enchaînement se termine en tournant à droite, et moi je persiste à gauche…
Résultat : une chute spectaculaire, car on est tous les deux partis dans des directions opposées.
Le cheval est au galop. Je tombe loin, je suis projetée à plusieurs mètres. D’abord le choc, ensuite je roule sur plus de 5 mètres…
J’ai le souffle coupé. Mes poumons se vident… se vident… se vident…
Mais quand est-ce que je vais pouvoir inverser le processus ?
Je n’ai plus d’air, et mes poumons continuent à se vider…
Et j’ai mal… tellement mal…

J’ai cru un instant que j’allais mourir.
L’air me manquait.
Cette douleur…
Je n’ai jamais eu aussi mal de toute ma vie.
(Et pourtant, j’ai accouché sans péri deux fois, et je connais les pierres à la vésicule 😅).
Aujourd’hui, avec le recul, c’était une renaissance.
Mais il m’a fallu des années pour le voir comme ça.

Les résultats ?

·    Une luxation de l’épaule (épaule démise) : j’ai remis mon bras en place toute seule juste après m’être relevée. Une copine kiné a vérifié que c’était OK.

·    Deux côtes cassées.

·    Deux vertèbres abîmées.

·    Cinq hernies discales suite à la chute (2 cervicales, 2 lombaires, 1 en L5-S1).

·    Une hanche à remettre en place.

·    Une commotion cérébrale avec perte de la vue de l’œil droit pendant 20 minutes juste après la chute, besoin de noir total pendant 24h, avec nausées et vomissements dès que je bougeais.

Et j’ai refusé d’aller à l’hôpital… On est un peu “con” après un accident.
On ne devrait pas nous laisser le choix, on n’est pas cohérent dans ces moments-là.
Je suis rentrée chez moi en conduisant, avec une épaule luxée…
Autant vous dire que vu la nuit que j’ai passée… j’ai fini par aller chez le médecin puis aux urgences le lendemain.
Ils m’ont dit : « 6 semaines d’arrêt ».
J’ai refusé.
J’ai demandé deux jours.
Je devais terminer ma matière, faire passer mes examens.
On n’aurait trouvé personne pour me remplacer…

Aujourd’hui j’en ris.
Les élèves ? Leur vie n’aurait pas changé s’ils avaient été dispensés d’examens… mieux : ils auraient apprécié 😅
Aujourd’hui, rien n’est plus important pour moi que la santé.
Je donne cours d’histoire, de sciences humaines et sociales… la matière n’est pas terminée ?
Aucune importance pour moi aujourd’hui 🤣
L’essentiel n’est pas dans la matière mais dans les outils que je transmets à mes élèves.
Mais ça, c’est ma vision d’aujourd’hui… à l’époque, c’était impensable.

(Bref… 😅)

Je passe quelques détails… mais pour résumer : j’ai continué à travailler, à ignorer les douleurs.
Les nuits ont été très mauvaises pendant plusieurs années : dormir 3 ou 4 heures par nuit et assumer un temps plein + la famille…
J’ai tenu 8 mois.

Au bout de 8 mois, j’ai fait un burn-out qui m’a tenue à l’écart de ma vie professionnelle pendant presque deux ans.
Un rejet total de ma profession, une impossibilité de passer devant l’école pendant 2 ans.

Et là, c’est le début de la dégringolade.
Je n’ai d’abord fait que dormir pendant 6 mois.
Je me levais juste pour amener les enfants à l’école, et je retournais me coucher jusqu’à devoir aller les chercher en fin d’après-midi.
Puis je me recouchais vers 19h30, 20h.
Je n’avais plus la force de ranger, de nettoyer, tenir debout était déjà un exploit.

Chaque matin, j’attendais cet instant où je n’aurais plus mal.
Quand est-ce que ça allait s’arrêter ?
Je me rappelle qu’avant même d’ouvrir un œil, j’écoutais si, oui ou non, aujourd’hui j’aurais encore mal… et ça n’a fait qu’empirer.

De jour en jour, les douleurs étaient pires, la fatigue immense, l’énergie pour le quotidien totalement absente.
Chaque jour sapait un peu plus mon moral.
Et à la fin, j’avais mal partout… partout… partout…

Je pleurais pour sortir de mon lit.
Je n’y arrivais pas seule.
Et pourtant, on ne pouvait pas me lever brutalement car la mise en position verticale me faisait parfois perdre connaissance.
Je n’arrivais pas à lever les jambes pour avancer les pieds, ni à m’asseoir.
Je mettais parfois 4 heures pour récupérer l’usage de la marche.
Je devais parfois réveiller mes enfants pour qu’ils viennent me sortir du lit le matin.
Ils avaient 7 et 4 ans…
Ils m’en parlent encore aujourd’hui.
Le petit a encore des angoisses de cette époque quand je me blesse.

J’ai alors couru les services et les spécialistes à l’hôpital…
Je voulais un diagnostic.
Un médicament miracle.
Je ne voulais plus avoir mal.

Deux ans.
Deux ans de recherches infructueuses.
Deux ans à rencontrer des professionnels de santé… et entendre, souvent, le pire :

« Bonne chance dans la vie, je ne peux rien pour vous. »
« C’est dans votre tête. »
« Vous voulez juste être mise à la pension ? »
« Ouais, ben c’est pas comme si vous aviez un métier compliqué… »

Je me suis sentie tellement nulle.
Incomprise, pas prise au sérieux.
Tout cela n’a pas aidé.
Et j’ai continué à me décourager.

C’était ça, ma vie ?
Me sentir comme la moitié de moi-même, avec des douleurs H24, l’incapacité de me concentrer, oublier tout tout le temps, ne plus savoir m’organiser ?
Ne plus pouvoir accompagner mes enfants comme je le voulais ?

J’ai fait une dernière tentative : un centre spécialisé dans les douleurs chroniques.
Croyez-le ou non, c’était pire encore.
On m’a bombardée de médicaments (en même temps, c’est ce que je voulais : des médicaments pour ne plus avoir mal).

C’est à ce moment-là que les douleurs sont devenues pires que tout.
Et j’ai dû recommencer à travailler, sinon on me mettait à la pension.
Je n’arrivais plus à faire la route entre chez moi et l’école sans faire une pause de 15 minutes en plein trajet, pour dormir. Sinon je m’endormais au volant.
Je ne savais travailler que le matin.
Je dormais sur le parking de l’école avant de rentrer chez moi, ou j’allais dormir 3 heures chez mes parents pour avoir l’énergie d’aller chercher mes enfants à 16h.

Et puis… j’ai fait une légère overdose de médicaments.
Un jour, j’ai pris un comprimé de trop.
Ma tension est montée en flèche, mes jambes ont gonflé d’un coup, essoufflement constant…
Le médecin a dit : « décompensation cardiaque ».

Là, c’était clair : en sortant des urgences, je ne voulais plus aucun médicament.
J’ai dû être accompagnée pour réduire et arrêter, pendant plus de 6 mois, car ce sont des médicaments qu’on ne peut pas arrêter brutalement.

Mais il me fallait de l’aide pour gérer les douleurs…
Et c’est là qu’entre en scène…

 Le Shiatsu.

En parallèle de toutes ces démarches médicales, je voulais changer de métier.
Je ne voulais plus enseigner.
J’avais perdu le sens de cette mission en 2017…

Je cherchais donc dans « le soin » :
Réflexologie ? Kiné ? Ostéopathe ?…

Et c’est ma sœur qui m’a soufflé l’idée.
Elle m’a dit :

« J’ai fait une formation Watsu (shiatsu dans l’eau) pour les femmes enceintes. Cherche une école de Shiatsu, ça te plaira. »

J’ai cherché. Trois clics.
C’était clair. Ce serait le Shiatsu.
Et le jour même, je m’étais inscrite aux cours, sans jamais avoir reçu une seule séance !

Je n’ai jamais été aussi sûre de quelque chose dans ma vie.
Et je ne me suis pas trompée.

J’ai commencé les cours en 2018.
Ma démarche, c’était aussi de comprendre mes douleurs et mon corps, à travers le prisme de la médecine chinoise, puisque la médecine occidentale séchait sur mes symptômes.
Je voulais comprendre, apprendre, écouter… ce corps que je rejetais depuis des années, que je n’écoutais plus depuis longtemps.
Mais comment faire ?
C’est là tout l’apprentissage du shiatsu.
Et l’art du toucher 😉

Les premières fois où j’ai reçu des séances de Shiatsu, c’était l’enfer.
Les douleurs étaient insupportables pendant plusieurs heures après, et pendant 48h, j’étais bonne à rien à part dormir, dormir, dormir.
Comme si mon esprit devait rentrer à l’intérieur de mon corps pour se soigner.

Mais c’était clair :
En apprenant à écouter l’autre avec mes mains, j’apprenais à m’écouter, moi.

Petit à petit, au fil des séances, mon corps a enfin compris que le toucher n’était pas une agression, mais une reconnaissance de la douleur, une prise en considération
Une écoute ajustée à mes besoins.

Et de jour en jour, de mois en mois
(oui, il a fallu plus de 6 mois, voire 1 an de traitement mensuel pour voir une vraie évolution durable)…
les douleurs ont commencé à disparaître.

Bon… j’étais encore debout à 4h du matin à cause des douleurs.
Je ne pouvais pas bouger tant que la morphine n’avait pas fait effet.
Je me suis donc mise à méditer.
C’est la base de notre pratique de Shiatsu.

Moi ? Méditer ?
Celle qui ne sait pas s’arrêter ?
Quel défi 😅

À force de travail régulier, aujourd’hui je médite plusieurs heures par jour, et le matin entre 1h30 et 2h quand j’ai le temps 😉😅

Au début, c’était juste pour scanner mon corps et gérer les douleurs.
Les comprendre. Les accepter.
Parce que c’est à partir du moment où je les ai acceptées qu’elles ont commencé à diminuer.
À être reconnues. À être comprises.
À être écoutées.

Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de méditer pour gérer la douleur.
Même si chaque matin, j’ai encore un peu mal quelques instants.

Aujourd’hui, ma méditation est autre.
Elle me permet d’être ancrée, d’apprécier, d’être à l’écoute :
de mes receveurs, de ma vie, de mes besoins, de mon entourage, de mes humeurs, de mes blessures, de mes faiblesses…
et des endroits où je peux encore m’améliorer.

Aujourd’hui, je médite, mais je fais aussi de l’auto-shiatsu (Do-in).
Je médite avant chaque séance de shiatsu, juste avant l’arrivée des receveurs, pour être pleinement à l’écoutedans l’instant.

Le Shiatsu, je ne peux pas le dire autrement…
  m’a sauvé la vie.

Aujourd’hui, je n’ai plus de douleurs chroniques.
Enfin si… il reste quelques bobos, mais c’est le prix à payer pour me rappeler d’écouter.

Aujourd’hui, je suis plus calme dans tous les aspects de ma vie.
Aujourd’hui, je sais vraiment écouter les autres, comprendre les douleurs, les chagrins, les angoisses, le découragement…
Et je sais comment accompagner.

Parce que tout cela, je l’ai vécu.
Et même si j’ai une résilience hors du commun, sans le shiatsu, sans la famille du shiatsu, sans ma famille, je n’y serais sans doute pas arrivée.

J’ai failli sombrer. Plus d’une fois.

J’ai développé, à travers le shiatsu, ma capacité à entendre derrière les émotions, à voir les parts blessées chez l’autre, même quand elles sont bien cachées, même sans les mots.
À prendre conscience des liens entre le corps et l’âme, à comprendre la maladie dans ses différentes dimensions, à écouter ce que certains ne veulent pas voirpas entendrepas comprendre.

 Ce que vous rejetez, je peux l’accueillir,
  et vous aider à le voir autrement.

Ça, c’est mon shiatsu.
Mon approche.
En lien avec ce que je suis.
Et ma sensibilité.

Aujourd’hui, j’enseigne toujours.
J’ai appris à aimer à nouveau ce métier de partage.

J’ai acheté un cheval en 2018, parce que clairement, ce sont eux, en premier, qui m’ont montré le chemin de l’écoute et de la bienveillance.
Sans cette chute – parce que je n’écoutais plus rien du tout – je me serais sans doute cramée autrement, et peut-être que je ne m’en serais jamais relevée

Sans les chevaux, je ne serais pas là aujourd’hui.
Et sans le shiatsu, je serais probablement encore malheureuse, assise dans mes douleurs, sans issue, sans pouvoir profiter de la vie.

Je me suis relevée, plus forte, plus alignée.

Alors merci 🙏
Merci pour cette chute.
Merci pour ce retour brutal à la vie.
Merci pour chaque douleur qui m’a appris à vivre autrement.
Merci pour chaque matin où je peux goûter l’instant d’un lever de soleil, avec cette énergie si particulière.
Merci aux chevaux, de me faire ressentir les énergies changeantes de chaque saison, et de me montrer la VIE, partout autour de moi – même dans les détails.
Et de me rappeler, parfois… d’écouter.
(Oui, ça m’arrive encore d’être trop dans ma tête 😅)

Merci à mes enseignants de shiatsu.
Merci à mes enfants merveilleux, qui sont eux aussi à l’écoute, et en chemin.
Merci au soutien de ma famille, et surtout à la reconnaissance de mes parents.
Merci à Ronan, qui en bave parfois avec moi 😅 et qui a dû être solide à mes côtés.

Merci pour toutes les rencontres merveilleuses depuis 2018…
Certaines ont été bouleversantes, au point de me faire VaCiller.

Mais derrière chaque épreuve…
j’ai la chance d’apercevoir la lumière.
Merci.

Merci pour chaque rencontre en cabinet.
Chaque personne rencontrée m’a beaucoup appris.
Les échanges pendant le shiatsu ne sont pas unilatéraux :
vous m’apportez tous quelque chose de précieux.
Ce sont comme des perles que j’accroche au fil de ma vie.

Merci pour tout ça… merci du fond du cœur.

Ce n’est qu’un épisode résumé de ma vie 😅
Mais il participe grandement à qui je suis.

Mes enfants disent toujours que ma vie, c’est un roman.
Qu’il m’arrive toujours des trucs de dingue.
C’est un peu vrai 😅
Mais c’est l’art et la manière d’en faire une aventure de chaque jour qui compte…

😉

FloShiatsu

Poème sur les méridiens

” Je dois me prendre en main “, méridien du Maître Cœur qui permet de passer d’un niveau, d’une spire à l’autre.

” Mais il me faut un coup de pouce “, méridien du Poumon, maître du Qi, il diffuse l’énergie qui met en mouvement toutes choses.

” Quand je me paume” , se trouve le point Lao Gong, le palais des labeurs, porte importante des échanges avec l’extérieur, il réceptionne et projette le Ki.

” Mon petit doigt me dit de ne pas baisser les bras”, méridien du Cœur, demeure de l’Esprit, le Shen, qui nous guide vers ce qui est juste pour nous…

Parce que les mots que l’on choisit ne sont jamais des hasards, toutes nos expressions ont leur signification profonde. Et moi j’aime les voir et les comprendre au travers du SHIATSU et des notions de médecine traditionnelle chinoise.

Je vous souhaite une très Belle journée.

Flo Shiatsu