Shiatsu et angoisses chez l’adulte et l’adolescent.

Voici un article de fond présentant mon approche d’accompagnement des états anxieux à travers la médecine traditionnelle chinoise et le shiatsu. Il s’appuie sur des retours de séances et des observations cliniques, ainsi que sur une analyse des manifestations de l’angoisse et des déséquilibres énergétiques qui y sont associés.

Cet article propose une lecture globale des symptômes, des méridiens impliqués et des axes de travail privilégiés en shiatsu, dans une démarche complémentaire et respectueuse du cadre médical.

Médecine chinoise et shiatsu : une approche globale pour apaiser les crises d’angoisse

Comprendre les déséquilibres énergétiques pour mieux accompagner l’anxiété

Les crises d’angoisse touchent un nombre croissant de personnes dans nos sociétés modernes, marquées par le stress chronique, la surcharge mentale et la perte de repères corporels. Si la médecine occidentale propose des réponses efficaces (psychothérapie, médicaments anxiolytiques ou antidépresseurs… ) certaines personnes se tournent vers des approches complémentaires. Parmi elles, la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et le shiatsu offrent une lecture différente, globale et profondément corporelle de l’angoisse.

Les crises d’angoisse sont souvent vécues comme soudaines, incontrôlables et profondément déstabilisantes. Palpitations, oppression thoracique, souffle court, sensation de perte de contrôle ou peur de mourir peuvent surgir sans cause apparente.

Une autre vision de l’anxiété : le regard de la médecine chinoise

La médecine chinoise ne sépare pas le corps et l’esprit. Les émotions ne sont pas considérées comme de simples phénomènes psychologiques, mais comme des mouvements d’énergie (Qi) qui influencent directement les organes.

Dans cette tradition, l’angoisse est souvent liée à des déséquilibres internes, notamment :

  • Le Cœur : il abrite le Shen, souvent traduit par l’« esprit » ou la conscience. Lorsque le Shen est perturbé, apparaissent agitation mentale, palpitations, insomnie et anxiété.
  • Les Reins : associés à la peur et à la sécurité intérieure. Une faiblesse des Reins peut engendrer une angoisse profonde, parfois diffuse, avec une sensation de vide ou d’insécurité.
  • Le Foie: responsable de la libre circulation de l’énergie. Un Qi du Foie bloqué peut provoquer tension, irritabilité, oppression thoracique et montée d’angoisse.
  • La Rate : liée à la rumination mentale. Lorsqu’elle est affaiblie, les pensées tournent en boucle, nourrissant l’anxiété.

Ainsi, une crise d’angoisse n’est pas vue comme un symptôme isolé, mais comme l’expression d’un déséquilibre global, souvent installé progressivement.

Contrairement à une vision symptomatique, le praticien en shiatsu cherche donc à comprendre :

  • le terrain énergétique de la personne,
  • l’ancienneté du trouble,
  • les facteurs déclenchants (stress, surmenage, chocs émotionnels, épuisement),
  • les signes associés (fatigue, troubles digestifs, sommeil, douleurs, ruminations).

Le shiatsu : le corps comme porte d’entrée vers l’apaisement

Issu de la médecine chinoise et développé au Japon, le shiatsu est une technique manuelle basée sur des pressions exercées le long des méridiens énergétiques. Son objectif est de restaurer la circulation harmonieuse du Qi et de soutenir les capacités d’autorégulation du corps.

Dans le cadre des crises d’angoisse, le shiatsu agit à plusieurs niveaux :

1. Apaiser le système nerveux

Les pressions lentes et profondes favorisent l’activation du système parasympathique, responsable du repos et de la détente. Cela peut réduire :

  • les palpitations,
  • la respiration courte,
  • les tensions musculaires,
  • la sensation d’urgence ou de danger imminent.

2. Ramener l’attention dans le corps

L’angoisse est souvent associée à une déconnexion corporelle : la personne est happée par ses pensées ou ses peurs. Le shiatsu aide à revenir aux sensations physiques, à retrouver un ancrage, ce qui peut limiter l’emballement mental.

3. Soutenir les organes impliqués dans l’anxiété

Un praticien adaptera la séance selon le terrain de la personne : tonifier les Reins pour renforcer le sentiment de sécurité, calmer le Cœur pour apaiser l’esprit, libérer le Foie pour relâcher les tensions émotionnelles.

Quels sont les méridiens le plus souvent en déséquilibres lors de crises d’angoisses et comment on accompagne en shiatsu ?

1. Le méridien du Cœur (Xin) – Gouverner l’esprit

Le Cœur est central dans les troubles anxieux. Il abrite le Shen, responsable de la clarté mentale, de la stabilité émotionnelle et du sentiment de paix intérieure.

Déséquilibres fréquents :

  • agitation mentale,
  • palpitations,
  • insomnies avec réveils nocturnes,
  • nervosité, hypersensibilité émotionnelle.

En shiatsu :

Le travail sur le méridien du Cœur vise à calmer le Shen, apaiser l’agitation interne et favoriser un état de sécurité intérieure. Les pressions sont généralement douces, profondes et enveloppantes.

2. Le méridien du Péricarde (Maître du Cœur) – Protection émotionnelle

Le Péricarde agit comme un bouclier émotionnel du Cœur. Il est très souvent impliqué dans les crises d’angoisse, notamment lorsque celles-ci s’accompagnent de sensations thoraciques intenses.

Signes associés :

  • oppression dans la poitrine,
  • sensation d’étouffement,
  • anxiété liée au stress ou aux émotions refoulées,
  • hypersensibilité aux stimulations extérieures.

En shiatsu :

Le méridien du Péricarde est fondamental pour réguler les états anxieux. Son travail favorise le relâchement émotionnel et aide à retrouver une respiration plus ample et plus libre.

3. Le méridien des Reins (Shen) – Sécurité intérieure et peurs profondes

Les Reins sont liés à la peur et à la capacité de se sentir en sécurité. Dans les angoisses chroniques ou existentielles, leur implication est quasi constante.

Déséquilibres fréquents :

  • angoisse diffuse sans cause précise,
  • fatigue profonde,
  • sensation de vide intérieur,
  • peur de perdre le contrôle,
  • troubles lombaires ou frilosité.

En shiatsu :

Le travail sur les Reins vise à renforcer l’ancrage, la stabilité émotionnelle et la capacité à faire face. Il est particulièrement important chez les personnes épuisées ou ayant vécu des périodes prolongées de stress.

4. Le méridien du Foie (Gan) – Libérer les tensions émotionnelles

Le Foie assure la libre circulation du Qi. Lorsque l’énergie est bloquée, les émotions stagnent et peuvent se transformer en tensions internes, favorisant l’angoisse.

Signes associés :

  • irritabilité,
  • oppression thoracique,
  • soupirs fréquents,
  • variations émotionnelles,
  • crises déclenchées par le stress ou la frustration.

En shiatsu :

Libérer le Qi du Foie permet de désamorcer les montées émotionnelles, d’apporter plus de souplesse physique et psychique.

5. Le méridien de la Rate (Pi) – Ruminations et surmenage mental

La Rate est impliquée dans les pensées répétitives et la rumination mentale, souvent présentes chez les personnes anxieuses.

Déséquilibres fréquents :

  • pensées envahissantes,
  • fatigue après les repas,
  • troubles digestifs,
  • difficulté à « lâcher prise ».

En shiatsu :

Son harmonisation aide à apaiser le mental, à retrouver une stabilité émotionnelle et à soutenir l’énergie globale.

Pendant une crise : prévention plutôt qu’urgence

Il est important de souligner que le shiatsu et la médecine chinoise ne prétendent pas « arrêter » une crise d’angoisse aiguë comme le ferait un médicament d’urgence. Leur action est surtout préventive et régulatrice.

Avec des séances régulières, certaines personnes observent :

  • une diminution de la fréquence des crises,
  • une meilleure capacité à sentir les signaux avant-coureurs,
  • un retour plus rapide au calme après un épisode anxieux,
  • un rapport plus serein à leurs émotions.

Auto-massages et hygiène de vie énergétique

La médecine chinoise insiste également sur le rôle de la personne elle-même. En complément du shiatsu, des pratiques simples peuvent être proposées :

  • auto-massages de points calmants (comme le point Cœur 7 ou Péricarde 6),
  • exercices de respiration,
  • Qi Gong doux,
  • adaptation de l’alimentation (éviter les excitants, nourrir l’énergie des Reins et de la Rate),
  • respect des rythmes de repos.

Ces outils renforcent l’autonomie et redonnent un sentiment de maîtrise, souvent mis à mal par l’angoisse.

Une approche complémentaire, non exclusive

Il est essentiel de rappeler que la médecine chinoise et le shiatsu ne se substituent pas à un suivi médical ou psychothérapeutique, surtout en cas de troubles anxieux sévères. Leur intérêt réside dans leur capacité à :

  • offrir une lecture différente et non culpabilisante,
  • travailler sur le long terme,
  • réconcilier le corps et l’esprit,
  • accompagner la personne dans sa globalité.

Cas concrets : Retours d’expérience (anonymes)

Cas 1 : Anxiété avec palpitations et insomnies

Femme, 42 ans, cadre, crises d’angoisse nocturnes depuis plusieurs mois.

Terrain marqué par un vide de Cœur et de Reins, avec agitation du Shen.

Après plusieurs séances axées sur le Cœur, le Péricarde et les Reins, la personne décrit :

  • un endormissement plus facile,
  • une diminution des réveils anxieux,
  • une sensation de calme plus durable.

Cas 2 : Crises déclenchées par le stress professionnel

Homme, 35 ans, crises soudaines en contexte de pression et de surcharge mentale.

Blocage du Qi du Foie associé à une faiblesse de la Rate.

Le travail a porté sur la libération des tensions, la respiration et l’ancrage.

Résultats observés :

  • moins de crises en situation de stress,
  • meilleure gestion émotionnelle,
  • sensation de recul face aux événements.

Cas 3 : Angoisse diffuse et fatigue chronique

Femme, 55 ans, anxiété permanente sans cause précise.

Terrain de vide des Reins ancien.

Le shiatsu a accompagné un travail de fond sur l’ancrage et la vitalité.

La personne rapporte :

  • une angoisse moins envahissante,
  • un regain d’énergie,
  • un sentiment de sécurité intérieure renforcé.

Une approche complémentaire et responsable

Le shiatsu et la médecine chinoise s’inscrivent dans une démarche d’accompagnement, en complément d’un suivi médical ou psychothérapeutique si nécessaire. Ils offrent un espace où le corps, les émotions et l’histoire personnelle sont pris en compte dans leur globalité.

Accompagnement des adolescents anxieux en lien avec la scolarité

En parallèle de mon activité de praticien, j’exerce également comme enseignante, ce qui me permet d’être quotidiennement au contact d’adolescents en difficulté dans le cadre scolaire. Cette double posture m’a offert la possibilité d’observer de près les manifestations du stress, de l’angoisse et de la pression vécus par de nombreux jeunes, et d’en accompagner plusieurs au fil du temps.

Mon expérience est aussi nourrie par un cheminement plus intime : celui de mes deux fils, eux-mêmes confrontés à des périodes de stress important liées à la scolarité, dont l’un a traversé une phase de phobie scolaire durant plusieurs mois.

Aujourd’hui, chacun d’eux a retrouvé davantage de calme, de stabilité et de confiance dans son parcours scolaire. C’est à partir de ces accompagnements, à la fois professionnels et personnels, que s’est construite l’analyse et la réflexion présentées ci-dessous

Lecture énergétique et retours d’expérience en shiatsu

L’adolescence est une période de remaniements profonds, tant physiques qu’émotionnels. La pression scolaire, la peur de l’échec, le regard des autres et les exigences de performance peuvent fragiliser un terrain déjà en transformation.

En médecine chinoise, cette période correspond souvent à une instabilité du Shen, une immaturité de l’ancrage des Reins, et une sensibilité accrue du Foie aux contraintes extérieures.

Le shiatsu peut alors offrir un espace sécurisant, non verbal, permettant à l’adolescent de retrouver un sentiment de stabilité corporelle et émotionnelle.

Cas concrets ; Adolescents et angoisse scolaire (anonymes)

Cas 1 : Angoisses avant les cours et maux de ventre récurrents

Garçon, 13 ans, en deuxième secondaire :

Présente des douleurs abdominales fréquentes le matin avant l’école, accompagnées de nausées et parfois de crises de larmes. Les examens médicaux n’ont rien révélé. L’angoisse est particulièrement marquée les jours de contrôle.

Lecture énergétique :

  • Faiblesse de la Rate (ruminations, digestion perturbée),
  • Agitation du Shen,
  • Foie sous tension lié à la pression de performance.

Travail en shiatsu :

Séances axées sur la Rate, le Foie et le Péricarde, avec un toucher doux et rassurant, favorisant la détente abdominale et la respiration.

Évolutions observées :

  • diminution des douleurs somatiques,
  • meilleure tolérance au stress scolaire,
  • capacité à verbaliser davantage ses émotions.

Cas 2 : Crises d’angoisse avant les examens

Fille, 16 ans, 3ème secondaire

Crises d’angoisse intenses avant les évaluations : palpitations, tremblements, sensation de « trou noir », peur de perdre ses moyens. Élève investie et exigeante envers elle-même.

Lecture énergétique :

  • Déséquilibre du Cœur et du Péricarde (Shen perturbé),
  • Vide des Reins (peur de l’échec, insécurité),
  • Foie tendu par l’auto-exigence.

Travail en shiatsu :

Harmonisation Cœur–Péricarde pour calmer l’agitation mentale, renforcement des Reins pour soutenir la confiance et l’ancrage.

Retours de l’adolescente :

  • crises moins fréquentes,
  • sensation de pouvoir « respirer » avant un examen,
  • meilleur sommeil en période d’évaluation.

Cas 3 : Refus scolaire anxieux progressif

Garçon, 15 ans, absentéisme.

Difficulté croissante à se rendre à l’école, avec angoisse intense le matin, fatigue persistante et repli sur soi. Aucun événement déclencheur unique, mais une accumulation de stress.

Lecture énergétique :

  • Vide des Reins ancien (fatigue, perte d’élan),
  • Rate affaiblie (surmenage mental),
  • Foie bloqué (émotions non exprimées).

Travail en shiatsu :

Accompagnement progressif centré sur l’ancrage, le soutien énergétique global et la détente du système nerveux, en lien avec la famille et les autres professionnels.

Évolutions constatées :

  • amélioration du niveau d’énergie,
  • angoisse matinale moins intense,
  • reprise partielle puis plus régulière de la scolarité.

Cas 4 : Anxiété sociale en milieu scolaire

Fille, 14 ans, anxiété marquée en classe et dans la cour.

Peu de prises de parole, peur du regard des autres, tensions corporelles importantes, notamment au niveau de la poitrine et du diaphragme.

Lecture énergétique :

  • Blocage du Qi du Foie,
  • Déséquilibre du Péricarde,
  • Cœur sensible, Shen facilement perturbé.

Travail en shiatsu :

Libération des tensions thoraciques, travail sur la respiration, soutien du Cœur pour renforcer la sécurité intérieure.

Changements observés :

  • détente corporelle progressive,
  • plus grande aisance relationnelle,
  • sentiment d’être plus « présente » dans son corps.

Spécificités de l’accompagnement des adolescents en shiatsu

Chez les adolescents, le shiatsu :

  • respecte le rythme et la pudeur,
  • privilégie un toucher sécurisant et non intrusif,
  • offre un espace sans jugement, sans obligation de verbalisation,
  • soutient le développement de l’autonomie émotionnelle.

Il s’inscrit toujours dans une démarche complémentaire, en lien avec les parents, l’école et, si besoin, un suivi psychologique ou médical.

Conclusion

Les angoisses scolaires chez les adolescents sont souvent l’expression d’un déséquilibre global, mêlant pression extérieure, vulnérabilité émotionnelle et fatigue intérieure.

Le shiatsu, par son approche corporelle et énergétique, peut accompagner ces jeunes dans la reconstruction d’un sentiment de sécurité, d’ancrage et de confiance, à un moment clé de leur développement.

Conclusion générale ;

Face aux crises d’angoisse, la médecine chinoise et le shiatsu proposent une approche douce, profonde et cohérente, centrée sur l’équilibre intérieur et la circulation de l’énergie. En aidant à apaiser le système nerveux, à mieux comprendre ses émotions et à se reconnecter à son corps, ces pratiques peuvent devenir de précieux alliés sur le chemin du mieux-être.

Une amélioration se construit généralement au fil des séances. La régularité est importante : un suivi d’environ une séance par mois permet de renforcer durablement les effets et d’accompagner le retour à un mieux-être.

Je vous invite à me contacter afin que nous puissions échanger sur votre situation et envisager ensemble un accompagnement personnalisé, respectueux de votre rythme et de vos besoins.

Prenez soin de vous.

FloShiatsu. http://www.floshiatsu.com

Shiatsu et Dyslexie, ma propre expérience de prof et de maman de “Dys”

Article Shiatsu et Dys TDA/H

Le shiatsu, un accompagnement précieux pour les troubles “dys”

Les troubles spécifiques des apprentissages, plus connus sous le terme de “dys” (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysphasie, etc.), concernent environ 6 à 8 % des enfants en âge scolaire. Ils touchent également de nombreux adolescents et adultes. Ces troubles, d’origine neurodéveloppementale, impactent des fonctions aussi essentielles que la lecture, l’écriture, le langage ou encore la coordination motrice.

S’ils nécessitent un suivi médical, orthophonique ou psychologique, de plus en plus de familles et de praticiens explorent des approches complémentaires, parmi lesquelles le shiatsu occupe une place croissante.

Le shiatsu, une approche globale

Originaire du Japon, le shiatsu signifie littéralement “pression des doigts”. Inspiré de la médecine traditionnelle chinoise, il se pratique par des pressions rythmées, des étirements et des mobilisations douces, appliqués le long des méridiens d’énergie.

Contrairement à un massage de détente, le shiatsu vise à harmoniser l’énergie vitale (le “Qi”) et à rétablir un équilibre entre le corps et l’esprit. Il s’adresse à tous les âges, des enfants aux personnes âgées.

Pourquoi le shiatsu peut aider les enfants et adultes “dys”

Les troubles “dys” entraînent souvent une fatigue importante :

  • surcharge cognitive (efforts constants pour lire, écrire, coordonner ses gestes),
  • difficultés de concentration,
  • tensions physiques (mâchoire crispée, épaules contractées, posture perturbée),
  • retentissement émotionnel (stress, anxiété, baisse de l’estime de soi).

Le shiatsu intervient sur plusieurs plans :

  1. Apaisement du système nerveux : en favorisant la détente et la régulation du stress, il aide à améliorer la concentration et la disponibilité à l’apprentissage.
  2. Meilleure conscience corporelle : les pressions et mobilisations renforcent le schéma corporel, précieux pour les enfants dyspraxiques ou présentant des difficultés de coordination.
  3. Soutien émotionnel : les séances procurent un espace sécurisant qui contribue à restaurer confiance et estime de soi.
  4. Réduction de la fatigue : en stimulant la circulation énergétique, le shiatsu peut aider à récupérer plus vite après les efforts scolaires ou professionnels.

Un accompagnement complémentaire, jamais exclusif

Il est important de souligner que le shiatsu ne prétend ni soigner ni guérir les troubles “dys”. Il s’agit d’un accompagnement complémentaire qui peut s’intégrer dans un parcours global incluant orthophonie, psychomotricité, ergothérapie, accompagnement scolaire et soutien familial.

De plus en plus de parents témoignent d’une amélioration du bien-être global de leur enfant, et certains praticiens spécialisés dans l’enfance adaptent leurs séances en durée, intensité et lucidité.

Témoignages et perspectives

De jeunes dyslexiques rapportent une meilleure capacité à se concentrer après une séance. Des adolescents dyspraxiques décrivent une sensation de “mieux habiter leur corps”. Des parents observent un apaisement des tensions et une meilleure qualité de sommeil.

Si la recherche scientifique reste encore limitée dans ce domaine, plusieurs associations et praticiens militent pour que le shiatsu soit davantage reconnu comme soutien complémentaire aux apprentissages.

En résumé

Le shiatsu offre une voie douce et globale pour accompagner les enfants et adultes “dys”. Sans se substituer aux prises en charge médicales et éducatives, il agit comme un soutien précieux en réduisant le stress, en améliorant la conscience corporelle et en renforçant la confiance.

Dans un quotidien où l’effort est permanent, le shiatsu propose un moment de répit et d’harmonie, qui peut faire une réelle différence dans la qualité de vie.

Effets observés du shiatsu (selon études, rapports cliniques et retours terrain)

1. Sur le stress et la régulation émotionnelle

  • Réduction de l’anxiété et du stress (avant/après séances).
  • Amélioration de la capacité à se détendre.
  • Baisse de l’hypervigilance (enfants TSA/TDAH).
  • Plus grande stabilité émotionnelle, moins de colères ou de crises.

2. Sur le sommeil

  • Amélioration de la qualité du sommeil (endormissement plus facile, réveils nocturnes réduits).
  • Sensation de repos plus profond rapportée par parents/enfants.

3. Sur le comportement et la communication

  • Diminution des conduites agressives ou auto-agressives.
  • Augmentation de la capacité à verbaliser ses émotions après séance.
  • Amélioration de l’interaction sociale (plus de contacts visuels, plus de réactivité aux sollicitations).

4. Sur la conscience corporelle et la motricité

  • Meilleure perception du corps (schéma corporel).
  • Diminution des tensions musculaires (mâchoire, épaules, dos).
  • Plus grande coordination motrice (observé surtout dans les troubles dyspraxiques).

5. Sur la concentration et la fatigue

  • Augmentation de la disponibilité attentionnelle après séance.
  • Réduction de la fatigue cognitive (moins d’épuisement après une journée scolaire).
  • Davantage de clarté mentale rapportée par adolescents/parents.

6. Sur le bien-être global et la qualité de vie

  • Amélioration de l’estime de soi (se sentir plus calme, plus « capable »).
  • Sentiment de sécurité et de confiance après les séances.
  • Parents notent un impact positif sur la qualité de vie familiale (relations plus apaisées).

 À retenir :

  • Le shiatsu n’agit pas sur la « cause » des troubles dys, mais soulage des symptômes associés : stress, fatigue, sommeil, motricité, confiance en soi.
  • Ce sont des observations cliniques positives, confirmées par études qualitatives et quelques essais pilotes — mais pas encore validées par des études de grande envergure.

Observations sur mes propres enfants ;

Un de mes enfants est multi dys, depuis qu’il a 3 ans nous parcourons la moitié des centres du coin de la Belgique afin de lui trouver des outils adaptés à ses besoins,

La prise en charge est multiple et depuis de nombreuses années, il a aujourd’hui bientôt 17 ans.

Psychologue, psychomotricienne, logopède, neurologue, kiné et j’en passe.

Mais le shiatsu combiné à de la kiné sur les réflexes archaïques sont pour le moment ce qui me permet d’observer une réelle amélioration sur du long terme. Et permet à mon fils, malgré les dys d’être en sciences fortes et math fortes depuis quelques temps. (il a longtemps été suivi en neuro et logo)

Il le sent, quand ça ne va plus…

  • Mal de tête, mal aux yeux.
  • Encombrement mental,
  • N’arrive plus à faire le tri dans les informations, oublie des choses,
  • Se désorganise, et s’épuise à pallier aux manquements et cette désorganisation,
  • A des difficultés à trouver le sommeil et le sommeil n’est souvent pas réparateur.
  • Agressivité, il « sur réagit » face aux frustrations,
  • Il doit diminuer et fractionner encore plus son temps d’étude car il se fatigue trop vite
  • Ne tient pas en place,  a besoin de bouger beaucoup plus.
  • Ne retient pas les infos à long terme (prob de mémoire immédiate)
  • Il bégaye, respire au milieu des mots,
  • N’arrive pas structurer sa pensée, se perd dans des explications qui n’ont que peu de sens,
  • S’épuise,
  • Se démoralise…

Et demande un shiatsu… En moins de 24h il retrouve l’énergie, se réaligne, reprends confiance, arrive à mieux dormir, se calme profondément et arrive à se repositionner face à ses défis quotidiens…

Bon… il n’y a que lui qui pourrait vous en parler plus longuement, mais je crois que moi je suis convaincue. Cependant, il faut un suivi régulier, une séance au moins une fois par mois avec prise en charge globale avec une équipe pluridisciplinaire sur ce genre de pathologies, avec une collaboration avec l’école qui peut mettre en place des aménagements spécifiques en fonction de la dys et des besoins de l’élève.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez encore des questions…

FloShiatsu.

http://www.floshiatsu.com

Shiatsu et dépression

Photo by Kindel Media on Pexels.com

Shiatsu et dépression. Ou comment le shiatsu peut être un outil magnifique vers un mieux

Bon dimanche.

Flo.

Comment définir la dépression ?

Je pense qu’il n’existe pas une mais plusieurs dépressions, qui s’expriment et se vivent différemment selon chacun. L’une des caractéristiques constantes est un état de perte de motivation, profonde et handicapante au quotidien.

Les causes de la dépression sont souvent complexes, profondes. Une dépression peut survenir suite à la perte d’un être cher (deuil, abandon, divorce, licenciement), ou lors d’un passage d’un moment de la vie à un autre (naissance d’un enfant, départ d’un enfant du foyer, échec, voire même succès après une longue période d’efforts soutenus.

Les symptômes sont divers : fatigue, perte de confiance en soi, absence de joie, impossibilité à ressentir le moindre plaisir, manque d’envie de faire quelque chose, perte d’intérêt pour le quotidien, voire pour la vie en général.

Souvent confondue avec la déprime, la dépression empêche le sujet qui en est atteint d’agir. Prendre une douche, se coiffer relèvent du parcours du combattant parfois.

Il est toujours conseillé d’en parler à son médecin, de consulter un psychiatre ou psychologue qui pourra aider à lutter contre ce mal-être.

Mais d’autres petits changements sont également efficaces.

Pourquoi recevoir un Shiatsu peut aider

Lors d’un état dépressif, anxiété, angoisse, fatigue, tristesse, idées noires peuvent surgir.

Mais une dépression peut également apparaître suite à une hépatite, à un accident vasculaire cérébral, à un dérèglement endocrinien (hypothyroïdie) ou au bouleversement hormonal suite à un accouchement.

Pour guérir de ces symptômes, il faut travailler à la fois sur le plan physique et sur le plan émotionnel.

Le Shiatsu, en s’intéressant à la globalité de l’être, agit en ré-équilibrant les énergies bloquées dans le corps. Il permet d’apaiser les angoisses, de retrouver un bon sommeil, de réguler le psychisme, de mieux permettre à certains organes concernés par ce blocage énergétique de retrouver leur fonctionnement normal. Si les organes fonctionnent mieux, les hormones, liquides et autres substances qu’ils produisent se réguleront.

Selon la Théorie des Cinq Transformations, un déséquilibre ou une perturbation dans l’une des cinq paires d’organes entraîne des manifestations aussi bien psychologiques que physiques. Dans le cas de la dépression, trois paires d’organes sont principalement impliquées : il s’agit, par ordre d’importance, des paires Poumon/Gros Intestin, Foie/Vésicule biliaire et Rein/Vessie.

Rétablir l’équilibre dans ces méridiens peut grandement aider le patient dépressif. Par exemple, travailler sur le méridien du Rein permet de retrouver un peu de volonté d’agir. Le travail sur le méridien de la Rate aura une action bénéfique sur la rumination permanente, l’anxiété, les difficultés à s’endormir.

Ce ne sont là que quelques exemples de la façon dont le Shiatsu peut agir positivement sur un individu atteint de dépression.

Recevoir un Shiatsu, c’est aussi s’accorder une heure pour recevoir des soins régénérant profonds sur le corps : le toucher a quelque chose de réconfortant, d’apaisant. Cela permet un premier contact entre soi et le monde extérieur, à travers les mains du thérapeute.

En relançant la circulation de la joie, en débloquant la tristesse, en calmant l’anxiété, le praticien Shiatsu agit sur le corps du patient de façon précise et personnalisée.

Les effets sont puissants, profonds et durables.

Méditer !

En fin de séance de Shiatsu, je donne souvent des conseils à mes patients : conseils sur l’alimentation à favoriser et/ou éviter pendant leurs symptômes, conseils d’hygiène de vie selon chacun.

Dans le cas d’une dépression, je conseille souvent de méditer. Pourquoi ? Parce que méditer permet d’être dans l’ici et maintenant. Cela veut dire que pendant quelques minutes, nous ne sommes pas en train de ressasser le passé, ni d’anticiper (souvent de façon angoissante) le futur.

Cela permet au cerveau de faire un véritable « reset », et cela procure un bien fou.

Portez-vous bien ! Que vous abordiez le problème par l’intellect en consultant un médecin ou psychiatre, par le toucher en recevant un Shiatsu, n’oubliez pas : c’est le premier geste qui compte. Les thérapeutes que vous rencontrez vous orienteront vers d’autres personnes qualifiées si nécessaire. Alors n’hésitez pas : consultez ! Vous n’êtes pas seul.

A bientôt !