Shiatsu et Burn-out.

Je vous partage ici un article de fond consacré au burn-out. Ayant moi-même traversé cette épreuve avant de découvrir le shiatsu, je peux témoigner des bienfaits que cette pratique a apportés à ma récupération.

Burn-out, MTC et Shiatsu : un accompagnement global pour retrouver l’équilibre

Qu’est-ce que le burn-out ?

Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, est un état d’épuisement émotionnel, mental et physique provoqué par un stress chronique, le plus souvent lié au travail. Il survient généralement lorsque la charge mentale ou émotionnelle dépasse la capacité d’adaptation de la personne sur une longue période.

Le burn-out n’est pas simplement « être fatigué » : c’est une perte profonde de ressources, un effondrement du système qui affecte plusieurs sphères de la vie.

Symptômes fréquents du burn-out

1. Symptômes physiques

  • Fatigue extrême, non restaurée par le sommeil
  • Tensions musculaires, douleurs dorsales ou cervicales
  • Troubles du sommeil
  • Maux de tête récurrents
  • Troubles digestifs
  • Hypersensibilité au bruit et à la lumière

2. Symptômes émotionnels et mentaux

  • Irritabilité, impatience
  • Perte de motivation
  • Sentiment de vide ou d’impuissance
  • Difficulté de concentration, troubles de la mémoire
  • Anxiété, parfois dépression associée
  • Cynisme, détachement vis-à-vis du travail ou des proches

3. Symptômes comportementaux

  • Isolement social
  • Baisse de performance
  • Difficulté à prendre des décisions
  • Recours à des compensations (sucre, alcool, écrans, etc.)

Le burn-out est un signal d’alarme : le corps et l’esprit demandent une pause, un rééquilibrage profond.

Comment la MTC comprend le burn-out ?

Dans la Médecine Traditionnelle Chinoise, l’épuisement correspond à un déséquilibre du Qi (énergie vitale) et des organes énergétiques.

Selon les cas, on observe souvent :

Vide de Qi de la Rate

  • Rumination, fatigue après les repas, pensées incessantes
  • Sensation d’être « vidé », manque de concentration

Vide de Yin du Rein

  • Épuisement profond, insomnies, chaleur interne
  • Impression d’être « à sec » énergétiquement

Stagnation du Qi du Foie

  • Irritabilité, oppression thoracique, tensions musculaires
  • Difficulté à gérer les émotions

Ces déséquilibres ne sont pas des diagnostics médicaux, mais des lectures énergétiques complémentaires qui permettent une approche holistique.

Le Shiatsu : un accompagnement précieux dans le burn-out

Le shiatsu est une technique manuelle japonaise, fondée sur les principes de la MTC, qui utilise pressions, étirements et mobilisations pour rééquilibrer le système énergétique du corps.

Il ne remplace pas un suivi médical, mais constitue un excellent soutien dans un parcours de rétablissement.

Comment le shiatsu agit-il dans le cadre du burn-out ?

1. Régulation du système nerveux

Le shiatsu active le système parasympathique, celui de la récupération.

Effets ressentis :

  • calme, relâchement profond
  • diminution du stress
  • respiration plus ample

2. Relâchement des tensions physiques

En travaillant sur les méridiens et zones de tension :

  • diminution des douleurs du dos, des épaules, de la nuque
  • amélioration de la circulation sanguine et énergétique
  • sensation de légèreté et d’ancrage

3. Rééquilibrage du Qi selon la MTC

Chaque séance vise à réharmoniser les méridiens liés au burn-out :

  • Rein : restaurer l’énergie profonde, la volonté
  • Rate : apaiser la rumination, clarifier l’esprit
  • Foie : libérer les tensions, favoriser la circulation du Qi
  • Cœur : calmer l’esprit (Shen), améliorer le sommeil

4. Aide à retrouver ses sensations et son rythme

Le burn-out déconnecte de soi.

Le toucher shiatsu aide à :

  • reprendre conscience de son corps
  • sentir ses limites
  • réapprendre à ralentir
  • développer une écoute intérieure

5. Soutien émotionnel

Sans paroles forcées, le shiatsu offre :

  • un espace sécurisant
  • un moment où l’on peut « déposer »
  • une reconnexion progressive à soi et à ses ressources

Déroulement d’une séance dans ce contexte

Une séance peut inclure :

  • un échange sur l’état du moment, sans jugement
  • un travail sur les méridiens prioritaires
  • des pressions douces mais profondes
  • des étirements du dos, des bras ou des jambes
  • des exercices de respiration
  • parfois des conseils de MTC : hygiène de vie, nuances alimentaires, auto-massages simples et exercices de do-in (yoga japonais)

L’objectif n’est pas de « soigner » le burn-out, mais d’accompagner la personne vers une restauration progressive de l’énergie et une meilleure capacité d’auto-régulation.

Conclusion

Le burn-out est une expérience éprouvante mais aussi une invitation à rééquilibrer son mode de vie.

Le shiatsu, grâce à sa philosophie issue de la MTC, offre un soutien global qui aide autant le corps que l’esprit à se restaurer.

Par ses actions sur le système nerveux, la circulation du Qi et la libération des tensions, il accompagne de manière douce mais profonde le chemin du rétablissement.

Le shiatsu et la Médecine Traditionnelle Chinoise proposent une approche naturelle et complémentaire pour favoriser l’apaisement et soutenir le rééquilibrage intérieur lors d’une période de burn-out.

Ils ne remplacent en aucun cas un diagnostic ou un accompagnement médical réalisé par un professionnel de santé, mais peuvent constituer un soutien précieux pour retrouver progressivement énergie et stabilité.

Une amélioration se construit généralement au fil des séances. La régularité est importante : un suivi d’environ une séance par mois permet de renforcer durablement les effets et d’accompagner le retour à un mieux-être.

Je vous invite à me contacter afin que nous puissions échanger sur votre situation et envisager ensemble un accompagnement personnalisé, respectueux de votre rythme et de vos besoins.

Prenez soin de vous.

FloShiatsu.

Shiatsu et eczéma/psoriasis

Je vous partage ici un article de fond consacré à deux affections cutanées fréquentes : l’eczéma et le psoriasis.

À travers le regard de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) et du shiatsu, nous allons explorer la manière dont ces approches énergétiques perçoivent et accompagnent ces troubles de la peau.

Je vous propose d’abord un point sur l’eczéma, puis sur le psoriasis, avant de terminer par une comparaison entre ces deux pathologies et les différences de traitement énergétique selon la MTC et le shiatsu.

Le shiatsu, un accompagnement précieux contre l’eczéma

L’eczéma, affection dermatologique inflammatoire courante, se manifeste par des démangeaisons, rougeurs, sécheresse cutanée et parfois des suintements. S’il est fréquemment associé au stress et à certaines prédispositions immunitaires, son expression cutanée peut varier selon l’âge, la saison et le terrain de chacun. En complément de la dermatologie conventionnelle, le Shiatsu et la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) proposent une lecture globale du déséquilibre et des approches thérapeutiques naturelles capables de soulager durablement les symptômes.

Comprendre l’eczéma selon la Médecine Traditionnelle Chinoise

Dans la vision de la MTC, la peau est le reflet de l’état interne du corps, de la circulation énergétique (Qi) et de la qualité des liquides organiques. L’eczéma est généralement interprété comme l’expression d’un déséquilibre entre plusieurs facteurs :

Vent externe

Facteur pathogène mobile, provoquant démangeaisons et éruptions migrantes.

Chaleur ou Feu

Génère rougeurs, inflammation, sensation de brûlure.

Humidité

Favorise suintements, vésicules et épaississement cutané.

Vide de Sang ou de Yin

Conduit à sécheresse, peau fine, prurit chronique, récidives.

Ces facteurs ne sont pas exclusifs : un eczéma peut combiner Vent-Chaleur, Humidité-Chaleur, ou évoluer vers un terrain sec lorsque la maladie se chronicise.

Les organes impliqués selon la MTC

Plusieurs systèmes énergétiques sont souvent concernés :

  • Foie : régule la circulation du Qi. En cas de stagnation (souvent liée au stress), chaleur et inflammation augmentent.
  • Rate : gouverne la transformation des liquides. En vide, l’Humidité s’accumule.
  • Poumon : maître de la peau et des défenses énergétiques.
  • Rein : nourrit le Yin et le Sang, essentiels à l’hydratation de la peau.

Comprendre le terrain permet de travailler sur la cause profonde, et non seulement les symptômes visibles.

Approche Shiatsu : harmoniser le terrain par le toucher

Le Shiatsu, discipline manuelle japonaise issue de la MTC, utilise pressions, étirements et mobilisations pour favoriser :

 Circulation harmonieuse du Qi

Diminution de la stagnation, baisse de l’inflammation.

 Régulation du système nerveux

Le stress est un facteur majeur de poussées d’eczéma. Le Shiatsu agit sur le nerveux autonome, induisant une réponse de détente.

Tonification du Yin et du Sang

Pour nourrir la peau et limiter la sécheresse.

Drainage de l’Humidité

Par travail sur la Rate, la digestion énergétique et les liquides.

Quelques méridiens fréquemment mobilisés :

  • Poumon (Peau / Wei Qi)
  • Rate-Pancréas (Humidité)
  • Foie (stress, chaleur interne)
  • Gros Intestin (élimination)


Hygiène de vie et conseils selon la MTC

L’efficacité des soins manuels est renforcée par l’hygiène de vie :

  • Limiter les aliments générateurs d’humidité (produits laitiers, sucres, excès de gluten).
  • Favoriser les légumes verts, les céréales complètes, le radis noir, l’artichaut.
  • Hydratation régulière.
  • Gestion du stress (respiration, qi gong, méditation).

En MTC, la peau se soigne aussi… dans l’assiette.

Bénéfices observés

Le traitement régulier en Shiatsu/MTC permet souvent :

  • Diminution des démangeaisons
  • Moins de poussées inflammatoires
  • Meilleure hydratation naturelle de la peau
  • Espacement des crises
  • Réduction du stress et du sommeil perturbé
  • Amélioration du terrain général

Il s’agit d’un travail progressif, souvent saisonnier, qui rééquilibre l’organisme sur le long terme.

À qui s’adresse cette approche ?

  • Enfants (eczéma atopique)
  • Adultes stressés ou sujets à allergies
  • Eczéma chronique ou récidivant
  • Peaux sensibles

Le travail énergétique est doux, adaptable et complémentaire des soins médicaux.

Conclusion

L’eczéma, bien qu’exprimé par la peau, a des causes internes profondes dans la vision MTC. Le Shiatsu, en agissant sur la circulation énergétique, le stress et le terrain, offre une approche holistique favorisant un apaisement durable.

Cette complémentarité ouvre une voie intéressante aux personnes en recherche d’alternatives naturelles, non invasives, et centrées sur la prévention.

Note importante

Le Shiatsu et la MTC ne remplacent pas un avis médical, notamment en cas d’infection ou de lésions étendues. Ils constituent un complément intégratif au suivi dermatologique.

Le shiatsu, un accompagnement précieux contre le psoréasis

Le psoriasis est une affection inflammatoire chronique de la peau, souvent liée à un dérèglement du système immunitaire et aggravée par le stress.

Au-delà des traitements médicamenteux, la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) et le shiatsu proposent une approche globale et naturelle qui vise à rétablir l’équilibre intérieur du corps pour apaiser durablement les symptômes.

Le psoriasis vu par la Médecine Traditionnelle Chinoise

En MTC, la peau est le miroir de notre équilibre interne. Le psoriasis traduit souvent un déséquilibre du Qi (énergie vitale), du Sang et du Yin.

Les causes énergétiques les plus fréquentes :

  • Chaleur et Vent dans le Sang : provoquent rougeurs, démangeaisons et inflammations.
  • Stagnation du Qi et du Sang : entraîne épaississement et desquamation.
  • Vide de Yin du Foie et des Reins : assèche la peau et rend les poussées plus persistantes.
  • Tensions émotionnelles : le stress, la colère ou la frustration bloquent le Qi du Foie et aggravent les crises.

L’objectif du traitement :

La MTC cherche à rééquilibrer l’énergie, à refroidir la chaleur interne, à faire circuler le Sang et à apaiser le mental (Shen).

L’acupuncture, la pharmacopée, la diététique énergétique et le shiatsu sont souvent combinés pour agir sur plusieurs plans à la fois.

Le shiatsu : harmoniser le corps et apaiser la peau

Le shiatsu est une pratique manuelle issue des principes de la MTC. Par des pressions rythmées sur les méridiens et les points d’acupuncture, il aide à libérer les blocages énergétiques et à relancer la circulation du Qi et du Sang.

Les bienfaits du shiatsu sur le psoriasis :

  1. Réduction du stress

→ Le shiatsu calme le système nerveux et diminue les poussées liées à l’anxiété.

  1. Stimulation de la circulation énergétique

→ Favorise l’élimination des toxines et la régénération cutanée.

  1. Soutien des organes internes (Foie, Rate, Reins)

→ Aide le corps à retrouver son équilibre naturel.

  1. Apaisement global

→ Meilleure qualité de sommeil, détente profonde et regain d’énergie.

Les méridiens souvent sollicités :

  • Foie : pour dissiper la chaleur et libérer les émotions.
  • Rate : pour soutenir la digestion et l’immunité.
  • Reins : pour nourrir le Yin et hydrater la peau.
  • Cœur et Péricarde : pour apaiser le mental et calmer le Shen.

Une approche complémentaire et personnalisée

Le shiatsu et la MTC ne remplacent pas un suivi médical, mais ils offrent un accompagnement complémentaire efficace.

Chaque séance est adaptée à la constitution énergétique de la personne et à l’état du moment.
L’objectif n’est pas seulement de soulager la peau, mais d’aider le corps à retrouver un équilibre intérieur durable, propice à une meilleure santé globale.

Bénéfices observés :

  • Diminution de la fréquence et de l’intensité des crises,
  • Réduction des démangeaisons,
  • Meilleure gestion du stress,
  • Peau plus souple et mieux hydratée,
  • Sensation de bien-être général.

En résumé

ObjectifsActions du shiatsu
Réduire l’inflammationDisperser la chaleur et favoriser la circulation du Sang
Calmer le stressLibérer le Qi du Foie et apaiser le Shen
Nourrir et hydrater la peauTonifier le Yin et la Rate
Prévenir les rechutesRééquilibrer l’énergie vitale (Qi)

Vers un mieux-être global

Le psoriasis, comme beaucoup d’affections chroniques, invite à écouter ce que le corps exprime.
Grâce à leur approche douce et holistique, le shiatsu et la Médecine Traditionnelle Chinoise aident à retrouver une harmonie intérieure où la peau, l’esprit et les émotions se rééquilibrent naturellement.

Quelles sont les différences de traitement entre ces pathologies ?

Même si le psoriasis et l’eczéma partagent des symptômes similaires — rougeurs, démangeaisons, inflammation — la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) les distingue nettement.

Le shiatsu, en s’appuyant sur ces principes, adapte également sa pratique selon la nature du déséquilibre énergétique.

L’eczéma selon la MTC

En MTC, l’eczéma (ou dermatite atopique) résulte d’un déséquilibre entre le Poumon, la Rate et le Foie, souvent accompagné d’un excès d’Humidité-Chaleur et d’une faiblesse du système défensif (Wei Qi).

  • Le Poumon gouverne la peau et contrôle l’ouverture des pores : lorsqu’il est faible, la peau devient sensible, sujette aux irritations.
  • La Rate mal équilibrée génère de l’Humidité, qui se manifeste à la surface sous forme de suintements ou de démangeaisons.
  • Le Foie, en excès de chaleur, amplifie les sensations de brûlure et d’irritabilité.

 L’eczéma est donc souvent considéré comme une “chaleur humide du Poumon et de la Rate”, parfois compliquée d’un Vent interne responsable des démangeaisons.

 Le psoriasis selon la MTC

Le psoriasis, quant à lui, est davantage lié à une stagnation du Qi et du Sang et à une chaleur dans le Sang

Cette chaleur, associée à un Vide de Yin du Foie et des Reins, provoque la sécheresse cutanée et les plaques épaisses caractéristiques.

Les facteurs émotionnels, notamment la colère, la frustration ou le stress, bloquent la circulation du Qi du Foie et entretiennent les poussées.

Le traitement visera donc à refroidir la chaleur, faire circuler le Sang et apaiser le Shen (l’esprit).

Différences de traitement en shiatsu

Le shiatsu s’adapte selon la nature de l’affection :

 Shiatsu pour le psoriasis :

  • Travail en profondeur sur les méridiens du Foie, de la Rate, des Reins et du Cœur.
  • Objectif : faire circuler l’énergie, refroidir la chaleur et apaiser les tensions émotionnelles.
  • Séances favorisant la relaxation profonde et la libération des stagnations internes.

 Shiatsu pour l’eczéma :

  • Accent sur les méridiens du Poumon et de la Rate, pour renforcer le système défensif (Wei Qi) et éliminer l’Humidité-Chaleur.
  • Pressions plus légères, travail de drainage énergétique, attention au souffle et à la respiration.
  • Apaisement du système nerveux et réduction des démangeaisons.

Diététique énergétique et hygiène de vie

La MTC associe toujours le traitement énergétique à une hygiène de vie adaptée :

Pour le psoriasisPour l’eczéma
Éviter les aliments épicés, l’alcool, les viandes rouges, les excitants.Éviter les produits laitiers, les aliments gras ou frits, les sucres raffinés.
Favoriser les légumes verts, le poisson, les graines, les aliments riches en oméga 3.Favoriser les légumes racines, les céréales complètes et les tisanes drainantes (bardane, ortie).


En résumé

AspectPsoriasisEczéma
Type de déséquilibreChaleur et Vent dans le Sang, avec stagnation du Qi et du SangHumidité-Chaleur et Vent, souvent avec Vide de Rate et déséquilibre du Poumon
Aspect des lésionsPlaques épaisses, squameuses, bien délimitéesRougeurs suintantes, démangeaisons intenses, parfois vésicules
EvolutionInterne, Chronique, avec poussées liées au stress ou aux saisonsExterne, Par poussées, souvent liées à des allergies ou à l’alimentation
Emotions associéesColère, frustration, tension nerveuseAnxiété, hypersensibilité, inquiétude
Organe cléFoiePoumon (et Rate)
But du shiatsuFaire circuler et apaiserSécher, drainer et calmer

Une approche globale pour la santé de la peau

Que ce soit pour l’eczéma ou le psoriasis, le shiatsu et la Médecine Traditionnelle Chinoise privilégient une vision holistique : traiter la cause interne plutôt que le symptôme visible.
En rééquilibrant l’énergie vitale, en soutenant les organes et en apaisant le mental, ces approches naturelles offrent un soutien durable à la santé de la peau et au bien-être global.

Le shiatsu et la Médecine Traditionnelle Chinoise offrent une approche naturelle et complémentaire pour apaiser les troubles cutanés comme le psoriasis ou l’eczéma.
Ils ne se substituent pas à un diagnostic ni à un traitement médical établi par un dermatologue, mais peuvent être un accompagnement précieux pour rétablir l’équilibre intérieur et soutenir la vitalité.

Pour observer une amélioration progressive, plusieurs séances sont généralement nécessaires. La régularité joue un rôle essentiel : un suivi environ une fois par mois permet d’ancrer les bienfaits dans la durée et de renforcer la stabilité des résultats.

Je vous invite à me contacter pour échanger sur votre situation et convenir d’un rendez-vous. Ensemble, nous définirons un accompagnement personnalisé, respectueux de votre rythme et de vos besoins.

Prenez soin de vous.

FloShiatsu. http://www.floshiatsu.com

Shiatsu et troubles Bipolaires

Le shiatsu, un accompagnement précieux pour les troubles “bipolaires”

Les troubles bipolaires font partie des problématiques psychiques les plus complexes et impactantes pour la personne et son entourage. En alternant des phases d’exaltation (manie ou hypomanie) et des épisodes dépressifs parfois très profonds, ils génèrent des variations émotionnelles, énergétiques et physiques difficiles à vivre au quotidien.
Si le traitement médical, psychologique et psychiatrique reste indispensable, certaines approches complémentaires – comme le shiatsu – peuvent contribuer au mieux-être, à la gestion du stress et à la stabilisation intérieure.

Quels sont les symptômes du trouble bipolaire?

Les patients diagnostiqués souffrent de symptômes habituels des phases de manie du trouble bipolaire tels que :

  • humeur euphorique excessivement élevée et expansive
  • augmentation de l’énergie, de l’activité et de l’agitation
  • irritabilité extrême
  • parler très vite, sauter d’une idée à l’autre
  • incapacité à se concentrer, se distraire facilement
  • impatience extrême
  • grandiosité
  • peu de sommeil nécessaire
  • rumination, obsessions et gestes automatiques
  • compulsivité
  • comportement risqué
  • achats et dépenses excessives
  • appétit sexuel augmenté
  • perte de bon sens et réalité
  • mysticisme et visions

En phase de dépression les symptômes habituellement observés sont :

  • apathie
  • fatigue
  • besoin de dormir longtemps
  • découragement
  • tristesse
  • pleurs
  • pessimisme
  • idées noires

Lorsqu’il n’est pas stabilisé, le trouble bipolaire peut être un état grave pour la personne atteinte ainsi que pour ses proches. Le malade peut devenir dysfonctionnel, perdre son travail, son autonomie et devenir dépendant, se ruiner, s’isoler et se séparer de son couple, de sa famille et de ses amis, endommager la relation avec ses proches, ses collègues et ses clients, se lier avec des inconnus, adopter un comportement dangereux pour elle-même et son entourage, requérir une prise en charge médicale voir un internement en hôpital. Le passage d’une phase de la maladie à l’autre n’est pas prévisible et difficile à comprendre, avec des durées qui semblent aléatoires.

Comprendre les troubles bipolaires en MTC

La Médecine Traditionnelle Chinoise considère que la santé repose sur l’équilibre harmonieux du Qi (énergie vitale), du Sang, des Liquides organiques et de l’esprit, appelé Shen.
Dans cette vision, l’instabilité émotionnelle trouve souvent ses racines dans :

 L’agitation du Shen

Le Shen, logé dans le Cœur, peut s’emballer lors de périodes maniaques, provoquant agitation mentale, insomnies, euphorie, anxiété, logorrhée, prise de risques.

La déficience du Yin

Une faiblesse du Yin (surtout du Rein et du Foie) peut empêcher de nourrir l’esprit, laissant place à l’excitation, à l’irritabilité et à des fluctuations émotionnelles rapides.

Le Tan (Mucosités) et la stagnation du Qi

En MTC, les mucosités peuvent troubler l’esprit, créant confusion mentale, ruminations, troubles du jugement et pensées envahissantes.
La stagnation du Qi, quant à elle, favorise frustration, colère, angoisse ou sentiment d’enfermement.

La descente du Yang ou vide de Qi de la Rate

En phase dépressive, on observe souvent fatigue extrême, démotivation, lourdeur mentale, troubles digestifs, symptômes typiques du vide de Qi de la Rate et du vide de Yang.

Le shiatsu : une aide pour réguler l’énergie

Le shiatsu, par pressions digitales, étirements et mobilisation des méridiens, vise à restaurer la libre circulation du Qi et à réharmoniser l’esprit.

Ses principaux objectifs dans le cas d’un terrain bipolaire :

  • calmer le Shen et apaiser la sphère émotionnelle
  • dissiper l’excès de Yang et réduire l’agitation intérieure
  • tonifier le Yin pour nourrir le système nerveux autonome
  • dynamiser le Qi lors d’états dépressifs
  • ancrer l’énergie dans le corps, favoriser la stabilité

Il ne s’agit en aucun cas de « traiter » le trouble bipolaire au sens médical, mais d’apporter un soutien complémentaire, adaptable aux phases et à la sensibilité de chaque personne.

Points et méridiens privilégiés

Selon la constitution de la personne et la phase traversée, le praticien MTC peut travailler notamment :

Cœur / Maître-Cœur

Pour apaiser l’anxiété, les palpitations, l’agitation mentale.

Foie

Pour réguler la colère, l’irritabilité, la frustration et favoriser la montée harmonieuse du Qi.

Rein

Pour soutenir le Yin, calmer la peur et renforcer le socle énergétique.

Rate

Pour clarifier l’esprit, lutter contre la lourdeur mentale et l’accablement.

Des points comme C7 (Shenmen), MC6 (Neiguan) ou F3 (Taichong) sont souvent indiqués en fonction des cas, tout en restant dans une approche douce et respectueuse.

L’importance de l’écoute et de la régularité

Les personnes bipolaires bénéficient particulièrement :

  • d’un cadre stable, sécurisant
  • d’un toucher doux et constant
  • d’un espace d’écoute non jugeant
  • d’un travail régulier, espacé mais continu

Cette répétition favorise la consolidation des effets, une meilleure gestion émotionnelle et une perception corporelle plus fine.

Complémentarité avec la médecine classique

L’efficacité du shiatsu dans la gestion des troubles mentaux, et en particulier dans le traitement des troubles bipolaires réside dans sa capacité à favoriser la détente et à rééquilibrer les systèmes nerveux sympathique et parasympathique. Par le toucher, le shiatsu offre un espace de relaxation et de recul, une véritable régénération permettant au receveur de retrouver un état de calme et de régulation émotionnelle. Les effets régénérateurs et anti-stress du shiatsu contribuent à atténuer les symptômes du trouble bipolaire et à promouvoir le bien-être global du patient.

Le shiatsu s’inscrit donc dans une approche globale, complémentaire :

  • au suivi psychiatrique,
  • à la prise en charge psychothérapeutique,
  • à l’éventuel traitement médicamenteux.

En aucun cas il ne doit s’y substituer.
La communication ouverte avec les professionnels de santé est essentielle.

L’importance du cadre thérapeutique

Le shiatsu offre un espace d’écoute bienveillant et sécurisant, essentiel pour les personnes souffrant de troubles bipolaires.
La régularité des séances, combinée à un toucher constant et rassurant, aide à stabiliser les effets et à renforcer la perception corporelle.

Pendant les phases maniaques aiguës, le praticien veille à éviter toute stimulation excessive et à prioriser la sécurité du receveur.

Une approche complémentaire à la médecine classique

Le shiatsu ne remplace en aucun cas un suivi médical ou psychiatrique.
Il s’intègre au contraire dans une approche globale et complémentaire comprenant :

  • un accompagnement psychothérapeutique,
  • un suivi médicamenteux adapté,
  • des ajustements du mode de vie,
  • et d’autres pratiques énergétiques comme le Qi Gong, la phytothérapie ou l’acupuncture.

La communication entre les professionnels de santé et le praticien de shiatsu est primordiale pour un accompagnement cohérent et sûr.

Un chemin vers la paix intérieure

En Médecine Traditionnelle Chinoise comme en shiatsu, l’équilibre émotionnel naît de l’harmonie énergétique.
Le toucher conscient et bienveillant du shiatsu favorise la détente, la reconnexion à soi et la régulation des émotions.

Cette pratique aide la personne bipolaire à :

  • retrouver son axe et son ancrage,
  • apaiser le mental,
  • mieux gérer ses fluctuations,
  • et restaurer une relation apaisée à son corps.

C’est un chemin de réconciliation intérieure, qui demande douceur, patience et constance.

En savoir plus ou prendre rendez-vous

Je vous accueille au centre 54 rue Michel Hamélius à Arlon, selon vos besoins et votre confort.
Chaque séance est adaptée à votre état du moment, dans le respect de votre rythme et de votre parcours médical.

FloShiatsu.

Shiatsu et maux de tête

Le shiatsu pour accompagner les différents maux de tête.

Les céphalées et migraines en médecine chinoise et en shiatsu

En médecine traditionnelle chinoise, tout comme en shiatsu, les maux de tête et les migraines sont analysés selon différents critères : leur origine, leur localisation, la nature de la douleur, ainsi que les signes associés. Chaque type de céphalée correspond à un déséquilibre particulier ; le traitement sera donc différent selon qu’il s’agisse d’un vide ou d’une plénitude, ou encore selon le méridien concerné (Foie, Rein, Rate…).

Les méridiens les plus souvent impliqués sont :

  • Le Foie
  • La Rate
  • Les Reins

D’autres facteurs peuvent également entrer en jeu :

  • Le Vent (interne ou externe)
  • L’Humidité et les glaires

Cette classification n’est pas exhaustive ; plusieurs causes peuvent coexister et s’influencer mutuellement.

Les principales origines des céphalées

  • Constitution héréditaire : certaines personnes présentent une faiblesse énergétique transmise par les parents, provoquant des maux de tête récurrents dès l’enfance.
  • Tensions émotionnelles : colère, inquiétude, tristesse, chagrin, peur, choc émotionnel, culpabilité, honte, surmenage intellectuel…
  • Surmenage physique ou mental : un travail excessif sans repos épuise l’énergie.
  • Excès d’activité sexuelle : peut affaiblir les Reins.
  • Alimentation déséquilibrée : repas irréguliers, carences ou excès (sucre, gras, alcool, viande rouge, café, épices, aliments industriels…).
  • Traumatismes physiques : anciens chocs ou accidents, dont les effets peuvent se manifester plus tard.
  • Grossesses multiples ou rapprochées : peuvent affaiblir le corps.
  • Facteurs climatiques externes : vent, humidité…

Céphalée de type Foie

Le Foie régule la libre circulation du Qi (énergie) et du sang. Lorsque cette énergie stagne, elle se transforme en chaleur, qui remonte vers la tête. Cela provoque des douleurs souvent localisées aux tempes ou autour des yeux, parfois unilatérales et pulsatiles. Des symptômes tels que vision trouble, nausées ou irritabilité peuvent accompagner la crise.

Les causes fréquentes : stress, frustrations, colère refoulée. Chez la femme, cela peut se traduire par des migraines prémenstruelles.

Conseils :

  • Éviter les excitants (alcool, café, piment, aliments gras ou riches, laitages).
  • Privilégier les céréales complètes et légumineuses.
  • Pratiquer la respiration abdominale.
  • Effectuer un massage précoce des points suivants :
    • Tai Yang (tempes)
    • VB14 – Yang Bai (au-dessus du sourcil)
    • VB20 – Feng Chi (à la base du crâne, derrière l’oreille)

Céphalée de type Rate–Estomac

Lorsque la Rate est affaiblie, la digestion devient difficile et les liquides stagnent, bloquant la circulation du Qi. Cela entraîne une sensation de lourdeur ou de barre au front, souvent accompagnée de troubles digestifs.

Conseils :

  • Éviter les repas lourds et gras.
  • Masser :
    • E8 – Tou Wei (coin du front)
    • E36 – Zu San Li (sous le genou)
    • VB20 – Feng Chi (base du crâne)

(Ne pas masser E36 pendant la grossesse.)

Céphalée de type Rein

Les Reins stockent l’énergie vitale (le Jing). Lorsqu’ils sont affaiblis, l’énergie ne monte plus correctement vers la tête, provoquant des douleurs sourdes et persistantes, surtout à l’arrière du crâne. Ces céphalées s’accompagnent souvent de vertiges, fatigue, lombalgies, et s’améliorent avec le repos.

Conseils :

  • Tonifier les Reins.
  • Masser doucement :
    • RM4 – Guan Yuan (sous le nombril)
    • Rn3 – Tai Xi (près de la cheville)

Céphalée par stagnation du sang

Chez certaines femmes, les migraines apparaissent pendant les règles. Elles sont liées à une stagnation sanguine dans le bassin, créant chaleur et remontée vers la tête.

Conseils :

  • Activer la circulation sanguine.
  • Masser :
    • Rt10 – Xue Hai (au-dessus du genou)
    • VB8 – Shuai Gu (au-dessus de l’oreille)
    • RM4 – Guan Yuan (sous le nombril)

Massages pour tout type de céphalée

Les massages crâniens sont bénéfiques dans tous les cas :

  • Pour les céphalées de vide : massage doux, allongé.
  • Pour les céphalées de plénitude : massage plus tonique, assis.

Commencez dès les premiers signes et répétez chaque heure si nécessaire.

Techniques générales :

  1. Malaxer les côtés puis le sommet de la tête (10 fois).
  2. Effectuer des pressions digitales sur les mêmes zones (10 fois).
  3. Masser le point Yin Tang (entre les sourcils).
  4. Lisser les sourcils vers les tempes.
  5. Lisser le front vers le cuir chevelu.
  6. Masser les tempes en cercles.
  7. Stimuler VB20 – Feng Chi (base du crâne).

Application d’un cas concret :

Aujourd’hui, lors de la séance, j’ai travaillé sur le méridien de l’Estomac au niveau du visage d’une personne souffrant de maux de tête réguliers, décrits comme une sensation de barre frontale, accompagnés de fortes douleurs au niveau de la mâchoire.

Le diagnostic du hara a révélé un déséquilibre important au niveau de la Rate et de l’Estomac. L’évaluation énergétique sur les méridiens du visage a mis en évidence un déséquilibre entre le côté gauche et le côté droit :

  • sur la partie gauche, le Ki du méridien semblait bloqué, sans mouvement ;
  • sur la partie droite, il apparaissait agité.

J’ai également constaté un excès de Vent, mais un doute subsiste quant à son origine — interne ou externe.

En travaillant sur le méridien de l’Estomac, un rééquilibrage global s’est progressivement installé. Pour traiter l’excès de Vent, j’ai ensuite stimulé la porte du Vent, en la reliant avec VB21 et VB20. Le point VB21 restait assez résistant à la pression, mais c’est finalement le point V12 qui a permis de débloquer la situation.

Il sera nécessaire de suivre l’évolution dans le temps afin de vérifier si l’amélioration se maintient.
Cependant, un doute persiste concernant le nerf trijumeau. J’ai donc recommandé à la personne de consulter un professionnel de santé pour écarter toute pathologie liée à ce nerf.

Quoi qu’il en soit, ce type de déséquilibre se traite très efficacement en shiatsu, et la séance semble déjà avoir apporté un premier apaisement.

Conclusion

Ces techniques apportent un soulagement lors des crises, mais un traitement de fond par un praticien en médecine chinoise est recommandé pour traiter la cause.
En cas de céphalées persistantes ou récurrentes, il est important de consulter également un médecin pour écarter toute cause organique sérieuse.

Plus d’informations en messages privés.

FloShiatsu.

http://www.floshiatsu.com

Shiatsu et Dyslexie, ma propre expérience de prof et de maman de “Dys”

Article Shiatsu et Dys TDA/H

Le shiatsu, un accompagnement précieux pour les troubles “dys”

Les troubles spécifiques des apprentissages, plus connus sous le terme de “dys” (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysphasie, etc.), concernent environ 6 à 8 % des enfants en âge scolaire. Ils touchent également de nombreux adolescents et adultes. Ces troubles, d’origine neurodéveloppementale, impactent des fonctions aussi essentielles que la lecture, l’écriture, le langage ou encore la coordination motrice.

S’ils nécessitent un suivi médical, orthophonique ou psychologique, de plus en plus de familles et de praticiens explorent des approches complémentaires, parmi lesquelles le shiatsu occupe une place croissante.

Le shiatsu, une approche globale

Originaire du Japon, le shiatsu signifie littéralement “pression des doigts”. Inspiré de la médecine traditionnelle chinoise, il se pratique par des pressions rythmées, des étirements et des mobilisations douces, appliqués le long des méridiens d’énergie.

Contrairement à un massage de détente, le shiatsu vise à harmoniser l’énergie vitale (le “Qi”) et à rétablir un équilibre entre le corps et l’esprit. Il s’adresse à tous les âges, des enfants aux personnes âgées.

Pourquoi le shiatsu peut aider les enfants et adultes “dys”

Les troubles “dys” entraînent souvent une fatigue importante :

  • surcharge cognitive (efforts constants pour lire, écrire, coordonner ses gestes),
  • difficultés de concentration,
  • tensions physiques (mâchoire crispée, épaules contractées, posture perturbée),
  • retentissement émotionnel (stress, anxiété, baisse de l’estime de soi).

Le shiatsu intervient sur plusieurs plans :

  1. Apaisement du système nerveux : en favorisant la détente et la régulation du stress, il aide à améliorer la concentration et la disponibilité à l’apprentissage.
  2. Meilleure conscience corporelle : les pressions et mobilisations renforcent le schéma corporel, précieux pour les enfants dyspraxiques ou présentant des difficultés de coordination.
  3. Soutien émotionnel : les séances procurent un espace sécurisant qui contribue à restaurer confiance et estime de soi.
  4. Réduction de la fatigue : en stimulant la circulation énergétique, le shiatsu peut aider à récupérer plus vite après les efforts scolaires ou professionnels.

Un accompagnement complémentaire, jamais exclusif

Il est important de souligner que le shiatsu ne prétend ni soigner ni guérir les troubles “dys”. Il s’agit d’un accompagnement complémentaire qui peut s’intégrer dans un parcours global incluant orthophonie, psychomotricité, ergothérapie, accompagnement scolaire et soutien familial.

De plus en plus de parents témoignent d’une amélioration du bien-être global de leur enfant, et certains praticiens spécialisés dans l’enfance adaptent leurs séances en durée, intensité et lucidité.

Témoignages et perspectives

De jeunes dyslexiques rapportent une meilleure capacité à se concentrer après une séance. Des adolescents dyspraxiques décrivent une sensation de “mieux habiter leur corps”. Des parents observent un apaisement des tensions et une meilleure qualité de sommeil.

Si la recherche scientifique reste encore limitée dans ce domaine, plusieurs associations et praticiens militent pour que le shiatsu soit davantage reconnu comme soutien complémentaire aux apprentissages.

En résumé

Le shiatsu offre une voie douce et globale pour accompagner les enfants et adultes “dys”. Sans se substituer aux prises en charge médicales et éducatives, il agit comme un soutien précieux en réduisant le stress, en améliorant la conscience corporelle et en renforçant la confiance.

Dans un quotidien où l’effort est permanent, le shiatsu propose un moment de répit et d’harmonie, qui peut faire une réelle différence dans la qualité de vie.

Effets observés du shiatsu (selon études, rapports cliniques et retours terrain)

1. Sur le stress et la régulation émotionnelle

  • Réduction de l’anxiété et du stress (avant/après séances).
  • Amélioration de la capacité à se détendre.
  • Baisse de l’hypervigilance (enfants TSA/TDAH).
  • Plus grande stabilité émotionnelle, moins de colères ou de crises.

2. Sur le sommeil

  • Amélioration de la qualité du sommeil (endormissement plus facile, réveils nocturnes réduits).
  • Sensation de repos plus profond rapportée par parents/enfants.

3. Sur le comportement et la communication

  • Diminution des conduites agressives ou auto-agressives.
  • Augmentation de la capacité à verbaliser ses émotions après séance.
  • Amélioration de l’interaction sociale (plus de contacts visuels, plus de réactivité aux sollicitations).

4. Sur la conscience corporelle et la motricité

  • Meilleure perception du corps (schéma corporel).
  • Diminution des tensions musculaires (mâchoire, épaules, dos).
  • Plus grande coordination motrice (observé surtout dans les troubles dyspraxiques).

5. Sur la concentration et la fatigue

  • Augmentation de la disponibilité attentionnelle après séance.
  • Réduction de la fatigue cognitive (moins d’épuisement après une journée scolaire).
  • Davantage de clarté mentale rapportée par adolescents/parents.

6. Sur le bien-être global et la qualité de vie

  • Amélioration de l’estime de soi (se sentir plus calme, plus « capable »).
  • Sentiment de sécurité et de confiance après les séances.
  • Parents notent un impact positif sur la qualité de vie familiale (relations plus apaisées).

 À retenir :

  • Le shiatsu n’agit pas sur la « cause » des troubles dys, mais soulage des symptômes associés : stress, fatigue, sommeil, motricité, confiance en soi.
  • Ce sont des observations cliniques positives, confirmées par études qualitatives et quelques essais pilotes — mais pas encore validées par des études de grande envergure.

Observations sur mes propres enfants ;

Un de mes enfants est multi dys, depuis qu’il a 3 ans nous parcourons la moitié des centres du coin de la Belgique afin de lui trouver des outils adaptés à ses besoins,

La prise en charge est multiple et depuis de nombreuses années, il a aujourd’hui bientôt 17 ans.

Psychologue, psychomotricienne, logopède, neurologue, kiné et j’en passe.

Mais le shiatsu combiné à de la kiné sur les réflexes archaïques sont pour le moment ce qui me permet d’observer une réelle amélioration sur du long terme. Et permet à mon fils, malgré les dys d’être en sciences fortes et math fortes depuis quelques temps. (il a longtemps été suivi en neuro et logo)

Il le sent, quand ça ne va plus…

  • Mal de tête, mal aux yeux.
  • Encombrement mental,
  • N’arrive plus à faire le tri dans les informations, oublie des choses,
  • Se désorganise, et s’épuise à pallier aux manquements et cette désorganisation,
  • A des difficultés à trouver le sommeil et le sommeil n’est souvent pas réparateur.
  • Agressivité, il « sur réagit » face aux frustrations,
  • Il doit diminuer et fractionner encore plus son temps d’étude car il se fatigue trop vite
  • Ne tient pas en place,  a besoin de bouger beaucoup plus.
  • Ne retient pas les infos à long terme (prob de mémoire immédiate)
  • Il bégaye, respire au milieu des mots,
  • N’arrive pas structurer sa pensée, se perd dans des explications qui n’ont que peu de sens,
  • S’épuise,
  • Se démoralise…

Et demande un shiatsu… En moins de 24h il retrouve l’énergie, se réaligne, reprends confiance, arrive à mieux dormir, se calme profondément et arrive à se repositionner face à ses défis quotidiens…

Bon… il n’y a que lui qui pourrait vous en parler plus longuement, mais je crois que moi je suis convaincue. Cependant, il faut un suivi régulier, une séance au moins une fois par mois avec prise en charge globale avec une équipe pluridisciplinaire sur ce genre de pathologies, avec une collaboration avec l’école qui peut mettre en place des aménagements spécifiques en fonction de la dys et des besoins de l’élève.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez encore des questions…

FloShiatsu.

http://www.floshiatsu.com

L’écoute du silence

Écouter le corps,

c’est tendre l’oreille vers l’invisible.

Sous la peau, il y a des voix secrètes,

des mémoires anciennes,

des soupirs qui n’ont jamais trouvé souffle.

Dans le shiatsu,la main n’appuie pas seulement :

elle recueille,elle devine,elle accompagne le silence.

Car l’essentiel ne se dit pas.

Il se révèle dans un tremblement imperceptible,

dans une chaleur qui circule,

dans une paix qui s’installe soudain.

Écouter ce qui n’est pas dit,

c’est offrir au corps la permission de parler,

c’est laisser le cœur se délier,

et l’être, doucement, se retrouver.

Beau week-end

Flo Shiatsu

Mon accompagnement lors d’une naissance

Photo by Rene Terp on Pexels.com

Cette semaine était remplie de magie 😍

Début de semaine j’ai eu l’immense privilège d’accompagner en shiatsu une amie lors de son accouchement.

J’ai pu accompagner et soulager les douleurs liées au travail lors des contractions. Aider à lâcher les angoisses et les appréhensions, aider dans la gestion des douleurs et à se mettre en condition. Calmer le rythme cardiaque de la maman lors de contractions plus douloureuses. Accompagner son bébé et guider pour qu’il descende plus facilement dans le bassin. Guider le papa, afin qu’il puisse lui aussi accompagner sa femme et participer à la naissance de son bébé. Stimuler des points en shiatsu pour accompagner au mieux. Masser les épaules, le dos, les jambes, les pieds pour soulager les muscles. Être l’élément neutre et stable pour donner l’appui nécessaire à cette transition. J’aurais aimé pouvoir accompagner jusqu’au bout mais la poche c’étant fissurée j’ai dû passer la main aux sages femmes. Avec les mesures covid dans les hôpitaux je n’avais pas la possibilité de continuer à accompagner en salle de travail.

Maman bébé et papa se portent très bien.

Je remercie infiniment ces amis qui m’ont permis de partager ce moment si intense avec eux, cette énergie folle et puissante de donner la vie. Je remercie ce petit bébé qui depuis le tout début de la grossesse a son énergie bien à lui et qui à chaque shiatsu venait au contact de mes mains, sentir l’énergie.

J’ai pu accompagner en shiatsu durant toute la grossesse parce que parfois être enceinte ce n’est pas évident et certains désagréments peuvent être très handicapants; (pour certaines maman ce sont des nausées, de la fatigue, de la rétention d’eau, gonflement des mains, jambes et pieds, douleurs dans le dos, dans les côtes, le diaphragme bloqué, les problème de sommeil, de transit….) Pas à pas, au fil des mois j’ai pu aider cette future maman qui en plus du shiatsu était très suivie par le corps médical et les sages femmes. Cette prise en charge pluridisciplinaire à permis de mener cette grossesse à son terme et de réduire les petits maux.

Le shiatsu est vraiment un très bel outil pour accompagner sereinement et naturellement les futures mamans.

J’espère encore avoir l’occasion de partager cela à l’avenir. Parce que cette énergie et ce partage sont des choses tellement belles et puissantes.

J’ai été très émue et très touchée par la confiance de cette amie et maman aujourd’hui. Je n’ai qu’une hâte pouvoir tenir dans mes mains ce petit être que j’ai appris à découvrir au fil des mois… Et continuer à accompagner en shiatsu lors des premiers mois de sa vie. (coliques, pleurs, angoisses de la séparation, reflux, sommeil…)

Mais je vais devoir patienter encore un peu que tout ce petit monde se remette de l’accouchement. Et qu’ils rentrent à la maison tous les 3.

Bienvenue dans le grand monde petit ange.

Photos d’illustration

Flo.

Si vous voulez plus d’infos sur l’accompagnement en shiatsu pour les grossesses, l’accouchement et les nouveaux nés, n’hésitez pas à demander en mp de plus amples informations. Il existe plusieurs articles sur ma page et mon site. Une simple recherche suffit à trouver. 😉

Shiatsu et Angoisses

Le shiatsu et les angoisses.

Votre enfant appréhende-t-il cette rentrée ? Il est tout à fait légitime d’avoir quelques craintes au regard de tous les changements qu’il peut y avoir : changement d’amis, de maître(sse), de classe, d’école, etc.

Votre enfant peut avoir des problèmes pour trouver le sommeil, ou ne pas avoir un sommeil réparateur car il se relève une à plusieurs fois par nuit à l’approche de la rentrée. Des petits soucis peuvent réapparaîtres, pipis au lit, crises de colères, pleurs, manque d’appétit, eczéma, besoin d’être rassuré, ou énervement, excitation excessive, et j’en passe…

Le shiatsu peut être une bonne solution pour ramener le calme et la sérénité des enfants et de leurs parents 😉

Le shiatsu :

Favorise la concentration, et de ce fait renforce l’acquisition des connaissances.

Réduit le stress,

Permet aux élèves de se recentrer, les aide à être moins dissipés en classe,

Permet une meilleure qualité de sommeil, et donc moins de fatigue à la fin de la semaine

Permet l’amélioration de la relation à soi et aux autres,

Permet de réduire les angoisses, phobies scolaires,

Permet d’aider à gérer les troubles alimentaires, les troubles dépressifs, les troubles dys, les troubles de l’attention, les émotions exacerbées des élèves HP…

Apaise donc les émotions en général.

Plus d’infos en privé

N’hésitez pas à prendre contact pour fixer un rendez vous.

Les séances pour les enfants sont plus courtes selon l’âge. Entre 30 et 60 min maximum.

Contact par messenger ou par téléphone +32/492682004.

Les séances se font au cabinet les lundis, vendredis et samedis et jeudis après-midi.

Belle fin de semaine.

Flo.

Mon histoire

fbthdr

L’article ci-dessous détaille mon parcours et ma relation avec le shiastu, comment j’y suis arrivée et comment je pratique. Bonne lecture.

Je vous avais promis de vous raconter ce qui m’a amenée au shiatsu… mon histoire…
Je vous laisse découvrir ce petit roman 😅
C’est long, mais le chemin de la guérison l’est parfois tout autant… et je suis toujours en chemin…

Hier,  7 juin 2024, cela faisait 9 ans que je suis tombée de cheval…
Ce n’était pas ma première chute, ni la dernière… mais celle-là, c’est celle qui a changé ma vie.
Un tournant. Brutal, violent, dur, épuisant… Je crois que cela a été l’une des pires expériences de ma vie.
Je n’ai jamais eu aussi mal… mal dedans, mal dehors, mal au cœur. J’ai presque failli perdre espoir.
Mais, avec du recul, c’était le plus beau cadeau que la vie pouvait me faire…

Il y a 9 ans, j’étais épuisée : une vie à fond la caisse, une charge mentale incommensurable, un besoin de tout gérer, tout contrôler, dans les moindres détails.
Une année scolaire éprouvante… j’étais fatiguée, et pourtant je me suis dit que monter à cheval me ferait du bien… Merde…

Je pars faire une série de sauts d’obstacles avec un cheval que je connais bien. Il me fait un refus (le cheval s’arrête net juste devant l’obstacle), plusieurs en fait… et je tombe une première fois.
C’est ma faute : je suis stressée, je m’accroche à lui, à sa bouche. Je n’écoute pas grand-chose à vrai dire.
Je tape la tête par terre. Je vois quelques étoiles.
Mais je refuse de rester sur un échec, et je ne veux pas non plus laisser le cheval là-dessus.
Je remonte donc en selle et j’enchaîne trois obstacles… sauf que je ne sais plus par où aller. À droite ? À gauche ? Je suis confuse sur le parcours. Le choc à la tête y est sûrement pour quelque chose.
Je n’écoute rien. Le cheval sait… j’aurais dû l’écouter.
Il part à droite, mais moi je veux qu’il aille à gauche.
Bref, dommage que je n’aie pas la vidéo de ce moment, qui ne dure que quelques centièmes de seconde :
Ce moment où j’hésite, où je tergiverse.
Je décide contre le cheval, qui avait raison.
L’enchaînement se termine en tournant à droite, et moi je persiste à gauche…
Résultat : une chute spectaculaire, car on est tous les deux partis dans des directions opposées.
Le cheval est au galop. Je tombe loin, je suis projetée à plusieurs mètres. D’abord le choc, ensuite je roule sur plus de 5 mètres…
J’ai le souffle coupé. Mes poumons se vident… se vident… se vident…
Mais quand est-ce que je vais pouvoir inverser le processus ?
Je n’ai plus d’air, et mes poumons continuent à se vider…
Et j’ai mal… tellement mal…

J’ai cru un instant que j’allais mourir.
L’air me manquait.
Cette douleur…
Je n’ai jamais eu aussi mal de toute ma vie.
(Et pourtant, j’ai accouché sans péri deux fois, et je connais les pierres à la vésicule 😅).
Aujourd’hui, avec le recul, c’était une renaissance.
Mais il m’a fallu des années pour le voir comme ça.

Les résultats ?

·    Une luxation de l’épaule (épaule démise) : j’ai remis mon bras en place toute seule juste après m’être relevée. Une copine kiné a vérifié que c’était OK.

·    Deux côtes cassées.

·    Deux vertèbres abîmées.

·    Cinq hernies discales suite à la chute (2 cervicales, 2 lombaires, 1 en L5-S1).

·    Une hanche à remettre en place.

·    Une commotion cérébrale avec perte de la vue de l’œil droit pendant 20 minutes juste après la chute, besoin de noir total pendant 24h, avec nausées et vomissements dès que je bougeais.

Et j’ai refusé d’aller à l’hôpital… On est un peu “con” après un accident.
On ne devrait pas nous laisser le choix, on n’est pas cohérent dans ces moments-là.
Je suis rentrée chez moi en conduisant, avec une épaule luxée…
Autant vous dire que vu la nuit que j’ai passée… j’ai fini par aller chez le médecin puis aux urgences le lendemain.
Ils m’ont dit : « 6 semaines d’arrêt ».
J’ai refusé.
J’ai demandé deux jours.
Je devais terminer ma matière, faire passer mes examens.
On n’aurait trouvé personne pour me remplacer…

Aujourd’hui j’en ris.
Les élèves ? Leur vie n’aurait pas changé s’ils avaient été dispensés d’examens… mieux : ils auraient apprécié 😅
Aujourd’hui, rien n’est plus important pour moi que la santé.
Je donne cours d’histoire, de sciences humaines et sociales… la matière n’est pas terminée ?
Aucune importance pour moi aujourd’hui 🤣
L’essentiel n’est pas dans la matière mais dans les outils que je transmets à mes élèves.
Mais ça, c’est ma vision d’aujourd’hui… à l’époque, c’était impensable.

(Bref… 😅)

Je passe quelques détails… mais pour résumer : j’ai continué à travailler, à ignorer les douleurs.
Les nuits ont été très mauvaises pendant plusieurs années : dormir 3 ou 4 heures par nuit et assumer un temps plein + la famille…
J’ai tenu 8 mois.

Au bout de 8 mois, j’ai fait un burn-out qui m’a tenue à l’écart de ma vie professionnelle pendant presque deux ans.
Un rejet total de ma profession, une impossibilité de passer devant l’école pendant 2 ans.

Et là, c’est le début de la dégringolade.
Je n’ai d’abord fait que dormir pendant 6 mois.
Je me levais juste pour amener les enfants à l’école, et je retournais me coucher jusqu’à devoir aller les chercher en fin d’après-midi.
Puis je me recouchais vers 19h30, 20h.
Je n’avais plus la force de ranger, de nettoyer, tenir debout était déjà un exploit.

Chaque matin, j’attendais cet instant où je n’aurais plus mal.
Quand est-ce que ça allait s’arrêter ?
Je me rappelle qu’avant même d’ouvrir un œil, j’écoutais si, oui ou non, aujourd’hui j’aurais encore mal… et ça n’a fait qu’empirer.

De jour en jour, les douleurs étaient pires, la fatigue immense, l’énergie pour le quotidien totalement absente.
Chaque jour sapait un peu plus mon moral.
Et à la fin, j’avais mal partout… partout… partout…

Je pleurais pour sortir de mon lit.
Je n’y arrivais pas seule.
Et pourtant, on ne pouvait pas me lever brutalement car la mise en position verticale me faisait parfois perdre connaissance.
Je n’arrivais pas à lever les jambes pour avancer les pieds, ni à m’asseoir.
Je mettais parfois 4 heures pour récupérer l’usage de la marche.
Je devais parfois réveiller mes enfants pour qu’ils viennent me sortir du lit le matin.
Ils avaient 7 et 4 ans…
Ils m’en parlent encore aujourd’hui.
Le petit a encore des angoisses de cette époque quand je me blesse.

J’ai alors couru les services et les spécialistes à l’hôpital…
Je voulais un diagnostic.
Un médicament miracle.
Je ne voulais plus avoir mal.

Deux ans.
Deux ans de recherches infructueuses.
Deux ans à rencontrer des professionnels de santé… et entendre, souvent, le pire :

« Bonne chance dans la vie, je ne peux rien pour vous. »
« C’est dans votre tête. »
« Vous voulez juste être mise à la pension ? »
« Ouais, ben c’est pas comme si vous aviez un métier compliqué… »

Je me suis sentie tellement nulle.
Incomprise, pas prise au sérieux.
Tout cela n’a pas aidé.
Et j’ai continué à me décourager.

C’était ça, ma vie ?
Me sentir comme la moitié de moi-même, avec des douleurs H24, l’incapacité de me concentrer, oublier tout tout le temps, ne plus savoir m’organiser ?
Ne plus pouvoir accompagner mes enfants comme je le voulais ?

J’ai fait une dernière tentative : un centre spécialisé dans les douleurs chroniques.
Croyez-le ou non, c’était pire encore.
On m’a bombardée de médicaments (en même temps, c’est ce que je voulais : des médicaments pour ne plus avoir mal).

C’est à ce moment-là que les douleurs sont devenues pires que tout.
Et j’ai dû recommencer à travailler, sinon on me mettait à la pension.
Je n’arrivais plus à faire la route entre chez moi et l’école sans faire une pause de 15 minutes en plein trajet, pour dormir. Sinon je m’endormais au volant.
Je ne savais travailler que le matin.
Je dormais sur le parking de l’école avant de rentrer chez moi, ou j’allais dormir 3 heures chez mes parents pour avoir l’énergie d’aller chercher mes enfants à 16h.

Et puis… j’ai fait une légère overdose de médicaments.
Un jour, j’ai pris un comprimé de trop.
Ma tension est montée en flèche, mes jambes ont gonflé d’un coup, essoufflement constant…
Le médecin a dit : « décompensation cardiaque ».

Là, c’était clair : en sortant des urgences, je ne voulais plus aucun médicament.
J’ai dû être accompagnée pour réduire et arrêter, pendant plus de 6 mois, car ce sont des médicaments qu’on ne peut pas arrêter brutalement.

Mais il me fallait de l’aide pour gérer les douleurs…
Et c’est là qu’entre en scène…

 Le Shiatsu.

En parallèle de toutes ces démarches médicales, je voulais changer de métier.
Je ne voulais plus enseigner.
J’avais perdu le sens de cette mission en 2017…

Je cherchais donc dans « le soin » :
Réflexologie ? Kiné ? Ostéopathe ?…

Et c’est ma sœur qui m’a soufflé l’idée.
Elle m’a dit :

« J’ai fait une formation Watsu (shiatsu dans l’eau) pour les femmes enceintes. Cherche une école de Shiatsu, ça te plaira. »

J’ai cherché. Trois clics.
C’était clair. Ce serait le Shiatsu.
Et le jour même, je m’étais inscrite aux cours, sans jamais avoir reçu une seule séance !

Je n’ai jamais été aussi sûre de quelque chose dans ma vie.
Et je ne me suis pas trompée.

J’ai commencé les cours en 2018.
Ma démarche, c’était aussi de comprendre mes douleurs et mon corps, à travers le prisme de la médecine chinoise, puisque la médecine occidentale séchait sur mes symptômes.
Je voulais comprendre, apprendre, écouter… ce corps que je rejetais depuis des années, que je n’écoutais plus depuis longtemps.
Mais comment faire ?
C’est là tout l’apprentissage du shiatsu.
Et l’art du toucher 😉

Les premières fois où j’ai reçu des séances de Shiatsu, c’était l’enfer.
Les douleurs étaient insupportables pendant plusieurs heures après, et pendant 48h, j’étais bonne à rien à part dormir, dormir, dormir.
Comme si mon esprit devait rentrer à l’intérieur de mon corps pour se soigner.

Mais c’était clair :
En apprenant à écouter l’autre avec mes mains, j’apprenais à m’écouter, moi.

Petit à petit, au fil des séances, mon corps a enfin compris que le toucher n’était pas une agression, mais une reconnaissance de la douleur, une prise en considération
Une écoute ajustée à mes besoins.

Et de jour en jour, de mois en mois
(oui, il a fallu plus de 6 mois, voire 1 an de traitement mensuel pour voir une vraie évolution durable)…
les douleurs ont commencé à disparaître.

Bon… j’étais encore debout à 4h du matin à cause des douleurs.
Je ne pouvais pas bouger tant que la morphine n’avait pas fait effet.
Je me suis donc mise à méditer.
C’est la base de notre pratique de Shiatsu.

Moi ? Méditer ?
Celle qui ne sait pas s’arrêter ?
Quel défi 😅

À force de travail régulier, aujourd’hui je médite plusieurs heures par jour, et le matin entre 1h30 et 2h quand j’ai le temps 😉😅

Au début, c’était juste pour scanner mon corps et gérer les douleurs.
Les comprendre. Les accepter.
Parce que c’est à partir du moment où je les ai acceptées qu’elles ont commencé à diminuer.
À être reconnues. À être comprises.
À être écoutées.

Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de méditer pour gérer la douleur.
Même si chaque matin, j’ai encore un peu mal quelques instants.

Aujourd’hui, ma méditation est autre.
Elle me permet d’être ancrée, d’apprécier, d’être à l’écoute :
de mes receveurs, de ma vie, de mes besoins, de mon entourage, de mes humeurs, de mes blessures, de mes faiblesses…
et des endroits où je peux encore m’améliorer.

Aujourd’hui, je médite, mais je fais aussi de l’auto-shiatsu (Do-in).
Je médite avant chaque séance de shiatsu, juste avant l’arrivée des receveurs, pour être pleinement à l’écoutedans l’instant.

Le Shiatsu, je ne peux pas le dire autrement…
  m’a sauvé la vie.

Aujourd’hui, je n’ai plus de douleurs chroniques.
Enfin si… il reste quelques bobos, mais c’est le prix à payer pour me rappeler d’écouter.

Aujourd’hui, je suis plus calme dans tous les aspects de ma vie.
Aujourd’hui, je sais vraiment écouter les autres, comprendre les douleurs, les chagrins, les angoisses, le découragement…
Et je sais comment accompagner.

Parce que tout cela, je l’ai vécu.
Et même si j’ai une résilience hors du commun, sans le shiatsu, sans la famille du shiatsu, sans ma famille, je n’y serais sans doute pas arrivée.

J’ai failli sombrer. Plus d’une fois.

J’ai développé, à travers le shiatsu, ma capacité à entendre derrière les émotions, à voir les parts blessées chez l’autre, même quand elles sont bien cachées, même sans les mots.
À prendre conscience des liens entre le corps et l’âme, à comprendre la maladie dans ses différentes dimensions, à écouter ce que certains ne veulent pas voirpas entendrepas comprendre.

 Ce que vous rejetez, je peux l’accueillir,
  et vous aider à le voir autrement.

Ça, c’est mon shiatsu.
Mon approche.
En lien avec ce que je suis.
Et ma sensibilité.

Aujourd’hui, j’enseigne toujours.
J’ai appris à aimer à nouveau ce métier de partage.

J’ai acheté un cheval en 2018, parce que clairement, ce sont eux, en premier, qui m’ont montré le chemin de l’écoute et de la bienveillance.
Sans cette chute – parce que je n’écoutais plus rien du tout – je me serais sans doute cramée autrement, et peut-être que je ne m’en serais jamais relevée

Sans les chevaux, je ne serais pas là aujourd’hui.
Et sans le shiatsu, je serais probablement encore malheureuse, assise dans mes douleurs, sans issue, sans pouvoir profiter de la vie.

Je me suis relevée, plus forte, plus alignée.

Alors merci 🙏
Merci pour cette chute.
Merci pour ce retour brutal à la vie.
Merci pour chaque douleur qui m’a appris à vivre autrement.
Merci pour chaque matin où je peux goûter l’instant d’un lever de soleil, avec cette énergie si particulière.
Merci aux chevaux, de me faire ressentir les énergies changeantes de chaque saison, et de me montrer la VIE, partout autour de moi – même dans les détails.
Et de me rappeler, parfois… d’écouter.
(Oui, ça m’arrive encore d’être trop dans ma tête 😅)

Merci à mes enseignants de shiatsu.
Merci à mes enfants merveilleux, qui sont eux aussi à l’écoute, et en chemin.
Merci au soutien de ma famille, et surtout à la reconnaissance de mes parents.
Merci à Ronan, qui en bave parfois avec moi 😅 et qui a dû être solide à mes côtés.

Merci pour toutes les rencontres merveilleuses depuis 2018…
Certaines ont été bouleversantes, au point de me faire VaCiller.

Mais derrière chaque épreuve…
j’ai la chance d’apercevoir la lumière.
Merci.

Merci pour chaque rencontre en cabinet.
Chaque personne rencontrée m’a beaucoup appris.
Les échanges pendant le shiatsu ne sont pas unilatéraux :
vous m’apportez tous quelque chose de précieux.
Ce sont comme des perles que j’accroche au fil de ma vie.

Merci pour tout ça… merci du fond du cœur.

Ce n’est qu’un épisode résumé de ma vie 😅
Mais il participe grandement à qui je suis.

Mes enfants disent toujours que ma vie, c’est un roman.
Qu’il m’arrive toujours des trucs de dingue.
C’est un peu vrai 😅
Mais c’est l’art et la manière d’en faire une aventure de chaque jour qui compte…

😉

FloShiatsu